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{"id":3446,"date":"2025-07-10T12:46:50","date_gmt":"2025-07-10T15:46:50","guid":{"rendered":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3446"},"modified":"2025-07-10T12:46:50","modified_gmt":"2025-07-10T15:46:50","slug":"art-chretien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3446","title":{"rendered":"Art Chr\u00e9tien"},"content":{"rendered":"<p><strong>Sommaire<\/strong><\/p>\n<p>Introduction<\/p>\n<p>1 L&#8217;art dans la vie humaine<\/p>\n<p>2 L&#8217;art chr\u00e9tien (aspects historiques)<\/p>\n<p>3 L&#8217;art chr\u00e9tien dans le sillage du Concile Vatican II<\/p>\n<p>R\u00e9f\u00e9rences<\/p>\n<p>Parler d&#8217;art n&#8217;est pas une t\u00e2che facile. M\u00eame restreinte au domaine de l&#8217;\u00ab Art chr\u00e9tien \u00bb, l&#8217;entreprise n&#8217;en est pas moins un d\u00e9fi, \u00e9tant donn\u00e9 l&#8217;ampleur et la complexit\u00e9 du th\u00e8me en soi. Notre proposition est modeste. Nous nous limitons \u00e0 tisser quelques remarques autour de la relation art-liturgie et vice-versa, \u00e0 partir de trois points : l&#8217;art dans la vie humaine ; l&#8217;art chr\u00e9tien (aspects historiques) ; l&#8217;art chr\u00e9tien dans le sillage du Concile Vatican II.<\/p>\n<p><strong>1 L&#8217;art dans la vie humaine<\/strong><\/p>\n<p>On peut affirmer que, depuis des temps tr\u00e8s recul\u00e9s, l&#8217;art est intimement li\u00e9 \u00e0 la vie humaine. Il s&#8217;exprime sous diff\u00e9rentes formes de langage : visuelles (peinture, dessin, gravure&#8230;), musicales (rythme, m\u00e9lodie, harmonie&#8230;), performatives (danse, th\u00e9\u00e2tre, magie, mime&#8230;), etc. D&#8217;ailleurs, il existe une relation quasi symbiotique entre l&#8217;\u00eatre humain et l&#8217;art :<\/p>\n<blockquote><p>L&#8217;\u00eatre humain aura toujours besoin de l&#8217;art pour r\u00e9soudre cette limitation naturelle qui est la sienne de trouver cette partie du r\u00e9el et de lui-m\u00eame que son imagination lui dit ne pas avoir encore \u00e9t\u00e9 connue.\u00a0La fonction de l&#8217;art est de recr\u00e9er pour l&#8217;exp\u00e9rience de chaque individu la pl\u00e9nitude de ce qu&#8217;il n&#8217;est pas, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;humanit\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Et il le fait de mani\u00e8re magique et ludique, en montrant la r\u00e9alit\u00e9 comme quelque chose qui peut \u00eatre transform\u00e9, domin\u00e9, manipul\u00e9 comme un jouet. [&#8230;] Notre \u00ab moi \u00bb limit\u00e9 subit une merveilleuse amplification par l&#8217;exp\u00e9rience d&#8217;une \u0153uvre d&#8217;art. Et souvent, dans ce processus d&#8217;identification, nous cessons d&#8217;\u00eatre de simples t\u00e9moins de la cr\u00e9ation pour devenir aussi un peu cr\u00e9ateurs de ces \u0153uvres qui \u00e9tendent nos horizons et nous \u00e9l\u00e8vent au-dessus de la surface \u00e0 laquelle nous sommes coll\u00e9s (CARMO, 2021).<\/p><\/blockquote>\n<p>L&#8217;art occupe \u00e9galement une place privil\u00e9gi\u00e9e dans le domaine religieux. Il fait partie int\u00e9grante des actions symbolico-rituelles, propres \u00e0 chaque culture. Dans le christianisme, par exemple, il y a eu une interactivit\u00e9 amicale entre l&#8217;art et la liturgie.<\/p>\n<blockquote><p>Dans le cas typique europ\u00e9en, ce fut finalement le christianisme le principal contexte de cette relation, avec la remarquable \u00e9laboration d&#8217;art pour la liturgie, dans un service qui atteint une fusion presque compl\u00e8te : les grandes \u0153uvres d&#8217;architecture, de peinture, de po\u00e9sie, de musique furent, en grande partie, des \u0153uvres pour la liturgie, ce qui pr\u00e9supposait dans leur propre \u00e9laboration \u2013 et aussi dans leur r\u00e9ception et configuration \u2014 leur int\u00e9gration rituelle (DUQUE, 2018, p. 26).<\/p><\/blockquote>\n<p>Le pape Jean-Paul II, dans sa c\u00e9l\u00e8bre <em>Lettre aux artistes<\/em>, nous rappelle que l&#8217;art d&#8217;inspiration chr\u00e9tienne a commenc\u00e9 en sourdine, dict\u00e9 par la n\u00e9cessit\u00e9 pour les croyants d&#8217;\u00e9laborer des signes pour exprimer, sur la base de l&#8217;\u00c9criture, les myst\u00e8res de la foi et, simultan\u00e9ment, de cr\u00e9er un \u00ab code symbolique \u00bb pour se reconna\u00eetre et s&#8217;identifier, surtout dans les temps difficiles des pers\u00e9cutions. \u00c0 titre d&#8217;exemple, il cite les \u00ab premi\u00e8res traces d&#8217;un art pictural et plastique : le poisson, les pains, le pasteur \u00bb (JEAN-PAUL II, 1999, n. 7). Ce n&#8217;est pas un hasard si de telles images illustraient les murs des lieux o\u00f9 les premiers chr\u00e9tiens se r\u00e9unissaient pour c\u00e9l\u00e9brer le m\u00e9morial de la P\u00e2que du Christ (la liturgie). Comme tout art, cet \u00ab art chr\u00e9tien \u00bb est porteur d&#8217;une densit\u00e9 symbolique, capable d&#8217;exprimer et d&#8217;atteindre l&#8217;\u00eatre humain dans sa totalit\u00e9, constituant ainsi une sorte de support et de v\u00e9hicule o\u00f9 sont pr\u00e9sentes les capacit\u00e9s cognitives, les visions du monde, les croyances, l&#8217;imagination, l&#8217;histoire, l&#8217;affectivit\u00e9, la technique, la corpor\u00e9it\u00e9, la spiritualit\u00e9, la foi. Et plus encore :<\/p>\n<blockquote><p>C&#8217;est un langage symbolique, interpr\u00e9tatif et interpellatif de la force duquel l&#8217;\u00eatre humain peut \u00e9merger comme herm\u00e9neute de lui-m\u00eame, du monde, des choses qui d\u00e9passent ce qui peut \u00eatre directement appr\u00e9hend\u00e9 par les sens ou codifi\u00e9 dans la froideur de l&#8217;objectivit\u00e9 purement rationnelle exprim\u00e9e dans un appareil logique conceptuel (VILHENA, M. A., 2015, p. 36).<\/p><\/blockquote>\n<p>Ces dimensions (et d&#8217;autres possibles) que renferme le langage symbolique s&#8217;appliquent \u00e0 l&#8217;action liturgique. Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;\u00ab art \u00bb du rite, les fid\u00e8les ont libre acc\u00e8s \u00e0 cette \u00ab beaut\u00e9 si ancienne et si nouvelle \u00bb qu&#8217;est le myst\u00e8re de Dieu lui-m\u00eame, r\u00e9v\u00e9l\u00e9 en J\u00e9sus-Christ.<\/p>\n<p><strong>2 L&#8217;art chr\u00e9tien (aspects historiques)<\/strong><\/p>\n<p>Comme mentionn\u00e9 dans l&#8217;introduction de ce texte, ici aussi l&#8217;approche se limitera \u00e0 quelques remarques d&#8217;ordre g\u00e9n\u00e9ral, en se basant sur la relation art-liturgie et vice-versa.<\/p>\n<p><em>a) Au premier mill\u00e9naire<\/em><\/p>\n<p>\u00c0 partir de l&#8217;\u00e9dit de Constantin (an 313), l&#8217;art est devenu un canal privil\u00e9gi\u00e9 de manifestation de la foi. Dans le domaine de l&#8217;architecture, ces simples espaces (\u00ab \u00c9glises de maisons \u00bb) o\u00f9 les chr\u00e9tiens se r\u00e9unissaient pour les c\u00e9l\u00e9brations liturgiques furent progressivement remplac\u00e9s par de somptueuses basiliques (\u00ab maisons de l&#8217;\u00c9glise \u00bb), \u00e0 la mani\u00e8re des basiliques imp\u00e9riales.<\/p>\n<blockquote><p>Ce mod\u00e8le fut choisi pour son aspect pratique : l&#8217;abside se r\u00e9v\u00e9la \u00eatre le lieu parfait pour la cath\u00e8dre de l&#8217;\u00e9v\u00eaque et pour le banc semi-circulaire du presbyt\u00e9rium ; au d\u00e9but de la nef principale, on installa le <em>bema <\/em>avec l&#8217;ambon et, \u00e0 Rome, l&#8217;autel fut plac\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de l&#8217;abside, entre le clerg\u00e9 et le peuple (SILVA, J. P., 2022, p. 132).<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans ces vastes espaces, les arts picturaux, sculpturaux et musicaux se sont d\u00e9velopp\u00e9s de mani\u00e8re concomitante. Au seuil du VIIIe si\u00e8cle, la liturgie romaine avait atteint sa pleine forme, d\u00fbment compil\u00e9e dans des livres liturgiques (sacramentaires, lectionnaires, antiphonaires&#8230;). Le \u00ab Chant gr\u00e9gorien \u00bb, \u00e0 son tour, \u00e9tait \u00e9galement pleinement structur\u00e9 et, tout comme l&#8217;ensemble de la liturgie romaine, il est export\u00e9 vers l&#8217;empire franco-germanique. Ce chant, au fil des si\u00e8cles, deviendra l&#8217;expression musicale typique de la foi de l&#8217;\u00c9glise, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans les actions liturgiques. Si, d&#8217;une part, il faut admirer la beaut\u00e9 de ces temples, avec leur musique tr\u00e8s sophistiqu\u00e9e, d&#8217;autre part, ce nouveau format (\u00ab maisons de l&#8217;\u00c9glise \u00bb) a favoris\u00e9 le cl\u00e9ricalisme et l&#8217;\u00e9loignement progressif des fid\u00e8les la\u00efcs en ce qui concerne la participation \u00e0 l&#8217;action liturgique.<\/p>\n<p>Dans le cadre de l&#8217;empire byzantin, entre les VIIIe et IXe si\u00e8cles, l&#8217;\u00c9glise a d\u00fb lutter contre certains empereurs et \u00e9v\u00eaques qui soutenaient le soi-disant \u00ab mouvement iconoclaste \u00bb. Ce mouvement r\u00e9pudiait l&#8217;usage et la v\u00e9n\u00e9ration des images (ic\u00f4nes). Ce fut une p\u00e9riode troubl\u00e9e et m\u00eame d&#8217;une violence extr\u00eame, incluant des exils, des emprisonnements, des tortures et des morts. S&#8217;appuyant sur des textes de l&#8217;Ancien Testament et sur des \u00ab id\u00e9ologies \u00bb apparues dans le juda\u00efsme et l&#8217;islam de l&#8217;\u00e9poque, les iconoclastes rejetaient toute repr\u00e9sentation imag\u00e9e du Christ, de la Vierge Marie et des saints. Selon eux, cela relevait de l&#8217;idol\u00e2trie. Les iconoclastes parvinrent \u00e0 la conclusion inattendue que la seule ic\u00f4ne du Christ est l&#8217;eucharistie (les esp\u00e8ces eucharistiques) ; ils r\u00e9pudiaient \u00e9galement la v\u00e9n\u00e9ration des reliques des saints.<\/p>\n<p>Divers synodes et m\u00eame des conciles ont discut\u00e9 de ce th\u00e8me. Le plus remarquable fut le Concile \u0152cum\u00e9nique de Nic\u00e9e II, en 789. Il y fut \u00e9tabli la l\u00e9gitimit\u00e9 des images et de leur culte, gr\u00e2ce \u00e0 de solides arguments th\u00e9ologiques. L&#8217;axe central de cette th\u00e9ologie fut le myst\u00e8re de l&#8217;Incarnation du Verbe. Jean-Paul II, dans la <em>Lettre Apostolique Duodecimum Saeculum <\/em>\u2014 \u00e0 l&#8217;occasion du XIIe centenaire dudit Concile \u2014, s&#8217;exprime ainsi :<\/p>\n<blockquote><p>L&#8217;iconographie du Christ implique donc toute la foi dans la r\u00e9alit\u00e9 de l&#8217;Incarnation et dans sa signification in\u00e9puisable pour l&#8217;\u00c9glise et pour le monde. Si l&#8217;\u00c9glise a coutume de la mettre en pratique, elle le fait parce qu&#8217;elle est convaincue que le Dieu r\u00e9v\u00e9l\u00e9 en J\u00e9sus-Christ a r\u00e9ellement rachet\u00e9 et sanctifi\u00e9 la chair et le monde sensible tout entier, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;homme avec ses cinq sens, afin de lui permettre de se renouveler constamment \u00ab \u00e0 l&#8217;image de Celui qui l&#8217;a cr\u00e9\u00e9 \u00bb (Col\u00a03,10). (JEAN-PAUL II, 1987, n. 9).<\/p><\/blockquote>\n<p>Reconnaissant l&#8217;importance de l&#8217;art iconographique, ainsi que sa red\u00e9couverte \u00e0 notre \u00e9poque, le Pape d&#8217;alors encourage les fid\u00e8les \u00e0 une v\u00e9n\u00e9ration effective de cet art mill\u00e9naire, en ces termes :<\/p>\n<blockquote><p>La red\u00e9couverte de l&#8217;ic\u00f4ne chr\u00e9tienne aidera \u00e9galement \u00e0 prendre conscience de l&#8217;urgence de r\u00e9agir contre les effets d\u00e9personnalisants, et parfois d\u00e9gradants, des multiples images qui conditionnent notre vie, dans la publicit\u00e9 et dans les \u00ab<em>mass-media<\/em>\u00bb ; il s&#8217;agit en fait d&#8217;une image qui nous fait parvenir le regard d&#8217;un Autre invisible et qui nous donne acc\u00e8s \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du monde spirituel et eschatologique (JEAN-PAUL II, 1987, n. 11).<\/p><\/blockquote>\n<p><em>b) Au second mill\u00e9naire<\/em><\/p>\n<p>Au second mill\u00e9naire, l&#8217;art chr\u00e9tien, surtout en Occident, s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 de mani\u00e8re vertigineuse. Dans le domaine de l&#8217;architecture, des styles marquants ont \u00e9merg\u00e9 dans les \u00e9difices des \u00e9glises et des abbayes, comme par exemple le roman, le gothique, le classique, le baroque. La peinture et la sculpture ont atteint de hauts degr\u00e9s de perfection technique et esth\u00e9tique, au point de ne plus n\u00e9cessiter, <em>a priori<\/em><\/p>\n<p>, des espaces sacr\u00e9s et de son lien avec la foi. La \u00ab musique sacr\u00e9e \u00bb \u2014 qui se limitait essentiellement au chant monodique, \u00e0 usage exclusif dans les actions liturgiques \u2014, a peu \u00e0 peu pris des formes et des contours divers. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 du \u00ab plain-chant \u00bb (monodique), se sont d\u00e9velopp\u00e9es des textures polyphoniques sophistiqu\u00e9es (\u00e0 deux ou plusieurs voix), ainsi que l&#8217;usage de plus en plus fr\u00e9quent d&#8217;instruments de musique. Tout cela a contribu\u00e9 \u00e0 ce que cette musique d\u00e9passe les limites du cadre liturgique. Ce n&#8217;est pas un hasard si la \u00ab Messe \u00bb (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus-Benedictus, Agnus Dei) est devenue une sorte de forme musicale, aux c\u00f4t\u00e9s de la suite, de la sonate, de la symphonie, etc., et a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e \u00e9galement dans les th\u00e9\u00e2tres. Au cours du second mill\u00e9naire, de grands noms se sont distingu\u00e9s, tels que : Palestrina, Roland de Lassus, Victoria (polyphonie classique) ; Haendel, Bach, Vivaldi (baroque) ; Haydn, Mozart (classicisme) ; Beethoven, Schubert, Berlioz, Liszt, Verdi (romantisme).<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 l&#8217;Occident, l&#8217;art chr\u00e9tien oriental ne s&#8217;est pas laiss\u00e9 \u00ab contaminer \u00bb par des pens\u00e9es et\/ou des id\u00e9ologies esth\u00e9tiques apparues en dehors du cadre eccl\u00e9sial. L&#8217;art iconographique, par exemple, est rest\u00e9 fid\u00e8le aux canons th\u00e9ologico-liturgico-spirituels \u00e9labor\u00e9s par l&#8217;orthodoxie byzantine. Le crit\u00e8re fondamental de cet art n&#8217;est pas la reproduction de la nature en tant que telle (naturalisme\/r\u00e9alisme), mais la repr\u00e9sentation d&#8217;une image transfigur\u00e9e par l&#8217;int\u00e9riorit\u00e9 spirituelle. Dans l&#8217;ic\u00f4ne, tout est empreint de symbolisme : couleurs, v\u00eatements, expressions corporelles (mains, visage, yeux, nez, oreilles, bouche&#8230;), c&#8217;est-\u00e0-dire que rien n&#8217;est subjectif. \u00ab L&#8217;ic\u00f4ne, vue avec les yeux du c\u0153ur illumin\u00e9s par la foi, nous ouvre \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 invisible, au monde de l&#8217;Esprit, \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie divine, au myst\u00e8re chr\u00e9tien dans sa totalit\u00e9 ultraterrestre. C&#8217;est un lieu th\u00e9ologique, ou plut\u00f4t, une \u2018th\u00e9ologie visuelle\u2019 \u00bb (DONADEO, 1996, p. 20). La \u00ab musique sacr\u00e9e byzantine \u00bb a \u00e9galement conserv\u00e9, au fil des si\u00e8cles, ses principales caract\u00e9ristiques, \u00e0 savoir : elle est essentiellement vocale et monophonique ; elle est modale (structur\u00e9e sur les huit modes grecs) ; elle privil\u00e9gie le sens th\u00e9ologico-liturgique du texte et\/ou des mots.<\/p>\n<p><strong>3 L&#8217;art chr\u00e9tien dans le sillage du Concile Vatican II<\/strong><\/p>\n<p>Le bref message du pape Paul VI, adress\u00e9 aux artistes \u00e0 l&#8217;occasion de la cl\u00f4ture du Concile Vatican II, r\u00e9sume de mani\u00e8re magistrale l&#8217;empathie pour le dialogue entre \u00c9glise et culture, avec des r\u00e9percussions imm\u00e9diates dans le domaine de l&#8217;art et la r\u00e9v\u00e9rence cons\u00e9quente envers ses artisans :<\/p>\n<blockquote><p>\u00c0 vous tous, artistes, qui \u00eates \u00e9pris de la beaut\u00e9 et qui travaillez pour elle : po\u00e8tes et gens de lettres, peintres, sculpteurs, architectes, musiciens, hommes de th\u00e9\u00e2tre, cin\u00e9astes [&#8230;].<\/p>\n<p>Depuis longtemps, l&#8217;\u00c9glise est votre alli\u00e9e. Vous avez \u00e9difi\u00e9 et d\u00e9cor\u00e9 ses temples, c\u00e9l\u00e9br\u00e9 ses dogmes, enrichi sa Liturgie. Vous l&#8217;avez aid\u00e9e \u00e0 traduire son divin message dans le langage des formes et des figures, \u00e0 rendre perceptible le monde invisible.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui comme hier, l&#8217;\u00c9glise a besoin de vous et se tourne vers vous. Elle vous dit par notre voix : ne permettez pas que se rompe une alliance entre toutes f\u00e9conde. Ne refusez pas de mettre votre talent au service de la v\u00e9rit\u00e9 divine. Ne fermez pas votre esprit au souffle de l&#8217;Esprit Saint.<\/p>\n<p>Le monde dans lequel nous vivons a besoin de beaut\u00e9 pour ne pas sombrer dans le d\u00e9sespoir. La beaut\u00e9, comme la v\u00e9rit\u00e9, est ce qui apporte la joie au c\u0153ur des hommes, c&#8217;est ce fruit pr\u00e9cieux qui r\u00e9siste \u00e0 l&#8217;usure du temps, qui unit les g\u00e9n\u00e9rations et les fait communier dans l&#8217;admiration. Et cela, par vos mains.<\/p>\n<p>Que ces mains soient pures et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9es. Rappelez-vous que vous \u00eates les gardiens de la beaut\u00e9 dans le monde : que cela suffise \u00e0 vous \u00e9loigner des go\u00fbts \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et sans valeur authentique, \u00e0 vous lib\u00e9rer de la recherche d&#8217;expressions \u00e9tranges ou ind\u00e9centes.<\/p>\n<p>Soyez toujours et partout dignes de votre id\u00e9al, et vous serez dignes de l&#8217;\u00c9glise qui, par notre voix, vous adresse en ce jour son message d&#8217;amiti\u00e9, de salut, de gr\u00e2ce et de b\u00e9n\u00e9diction.<\/p>\n<p>Ce message doit n\u00e9cessairement \u00eatre lu \u00e0 la lumi\u00e8re des Constitutions et D\u00e9crets du Concile lui-m\u00eame, en particulier les Constitutions <em>Gaudium et Spes <\/em>(GS) et <em>Sacrosanctum Concilium <\/em>(SC), et le D\u00e9cret <em>Inter Mirifica <\/em>(IM).<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans <em>Gaudium et Spes<\/em>, par exemple, il est dit :<\/p>\n<blockquote><p><em>La litt\u00e9rature et les arts ont<\/em> aussi, \u00e0 leur mani\u00e8re, <em>une grande importance pour la vie de l&#8217;\u00c9glise<\/em>. Ils s&#8217;efforcent d&#8217;exprimer la nature de l&#8217;homme, ses probl\u00e8mes et l&#8217;exp\u00e9rience de ses tentatives pour se conna\u00eetre et se perfectionner lui-m\u00eame et le monde ; et ils essaient de situer sa condition dans l&#8217;histoire et dans l&#8217;univers, de faire conna\u00eetre ses mis\u00e8res et ses joies, ses besoins et ses forces, et de d\u00e9voiler un avenir meilleur. <em>Ils parviennent ainsi \u00e0 \u00e9lever la vie humaine, qu&#8217;ils expriment sous des formes tr\u00e8s diverses, selon les temps et les lieux<\/em>.<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, il faut travailler pour que <em>les artistes se sentent compris par l&#8217;\u00c9glise dans leur activit\u00e9<\/em> et que, jouissant d&#8217;une libert\u00e9 convenable, ils aient des contacts plus faciles avec la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne. <em>L&#8217;\u00c9glise doit aussi reconna\u00eetre les nouvelles formes artistiques<\/em> qui, selon le g\u00e9nie propre des diverses nations et r\u00e9gions, s&#8217;adaptent aux exigences de nos contemporains. <em>Qu&#8217;elles soient admises dans les temples lorsque, avec un langage convenable et conform\u00e9ment aux exigences liturgiques, elles \u00e9l\u00e8vent l&#8217;esprit vers Dieu<\/em> (GS, n. 62).<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00c0 son tour, <em>Sacrosanctum Concilium<\/em> affirme :<\/p>\n<blockquote><p>Parmi les plus nobles activit\u00e9s de l&#8217;esprit humain, on compte de plein droit, <em>et tout particuli\u00e8rement l&#8217;art religieux et son plus haut sommet, qui est l&#8217;art sacr\u00e9<\/em>. Elles tendent par nature \u00e0 exprimer de quelque mani\u00e8re, dans les \u0153uvres issues des mains de l&#8217;homme, la beaut\u00e9 infinie de Dieu, et seront d&#8217;autant plus orient\u00e9es vers la louange et la gloire de Dieu qu&#8217;elles n&#8217;auront d&#8217;autre fin que de conduire pieusement et le plus efficacement possible, \u00e0 travers leurs \u0153uvres, l&#8217;esprit de l&#8217;homme jusqu&#8217;\u00e0 Dieu.<\/p>\n<p>C&#8217;est la raison pour laquelle <em>la sainte m\u00e8re l&#8217;\u00c9glise a toujours aim\u00e9 les beaux-arts, a form\u00e9 des artistes et n&#8217;a jamais cess\u00e9 de rechercher leur contribution<\/em>, en veillant \u00e0 ce que les objets relatifs au culte soient dignes, d\u00e9cor\u00e9s et beaux, v\u00e9ritables signes et symboles du surnaturel. L&#8217;\u00c9glise s&#8217;est toujours jug\u00e9e en droit d&#8217;\u00eatre comme leur arbitre, <em>choisissant parmi les \u0153uvres des artistes celles qui \u00e9taient en accord avec la foi, la pi\u00e9t\u00e9 et les orientations v\u00e9n\u00e9rables de la tradition et qui pouvaient le mieux servir au culte<\/em> [&#8230;].<\/p>\n<p><em>L&#8217;\u00c9glise n&#8217;a jamais consid\u00e9r\u00e9 un style comme le sien propre, mais a accept\u00e9 les styles de toutes les \u00e9poques<\/em>, selon le caract\u00e8re et la condition des peuples et les exigences des divers rites, cr\u00e9ant ainsi, au cours des si\u00e8cles, un tr\u00e9sor artistique qui doit \u00eatre conserv\u00e9 avec soin. <em>Que l&#8217;art de notre temps, l&#8217;art de tous les peuples et de toutes les r\u00e9gions, soit aussi librement cultiv\u00e9 dans l&#8217;\u00c9glise, pourvu qu&#8217;il serve avec la r\u00e9v\u00e9rence et l&#8217;honneur dus aux exigences des \u00e9difices et des rites sacr\u00e9s<\/em>. Ainsi pourra-t-il joindre sa voix au chant de gloire admirable que de grands hommes ont \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la foi catholique au cours des si\u00e8cles pass\u00e9s (SC, n. 122-123).<\/p><\/blockquote>\n<p>Enfin, <em>Inter Mirifica<\/em> affirme :<\/p>\n<blockquote><p>Une seconde question se pose sur les relations qui existent entre ce que l&#8217;on appelle les <em>droits de l&#8217;art et les normes de la loi morale<\/em>. \u00c9tant donn\u00e9 que, bien souvent, les controverses qui surgissent \u00e0 ce sujet trouvent leur origine dans de fausses doctrines sur l&#8217;\u00e9thique et l&#8217;esth\u00e9tique, <em>le Concile proclame que la primaut\u00e9 de l&#8217;ordre moral objectif doit \u00eatre accept\u00e9e par tous<\/em>, car c&#8217;est la seule qui surpasse et ordonne de mani\u00e8re coh\u00e9rente tous les autres ordres humains, aussi dignes soient-ils, <em>sans exclure l&#8217;art<\/em>. En r\u00e9alit\u00e9, seul l&#8217;ordre moral atteint, dans toute sa nature, l&#8217;homme, cr\u00e9ature rationnelle de Dieu et appel\u00e9 au surnaturel ; lorsque cet ordre moral est observ\u00e9 int\u00e9gralement et fid\u00e8lement, il le conduit \u00e0 la perfection et au bonheur pleins et entiers (IM, n. 6).<\/p><\/blockquote>\n<p>Cet \u00e9chantillon de textes conciliaires laisse entrevoir que l&#8217;\u00c9glise a toujours manifest\u00e9 son appr\u00e9ciation pour l&#8217;art et ses artisans. Ce n&#8217;est pas un hasard si Jean-Paul II, dans la <em>Lettre aux artistes<\/em> mentionn\u00e9e<\/p>\n<p>, a affirm\u00e9 cat\u00e9goriquement que l&#8217;\u00c9glise a besoin de l&#8217;art pour transmettre le message que le Christ lui a confi\u00e9, car il (l&#8217;art) rend perceptible le monde de l&#8217;esprit, de l&#8217;invisible, de Dieu. Et il conclut en disant : \u00ab L&#8217;art poss\u00e8de une capacit\u00e9 tr\u00e8s propre \u00e0 saisir les divers aspects du message, en les traduisant en couleurs, en formes, en sons qui stimulent l&#8217;intuition de celui qui les voit et les entend \u00bb (JEAN-PAUL II, 1999, n. 12). Il convient de souligner, en contrepartie, que cette attitude de r\u00e9v\u00e9rence de la part de l&#8217;\u00c9glise ne l&#8217;exempte pas de la vigilance constante d&#8217;exercer un jugement critique face \u00e0 certaines expressions artistiques qui pourraient l\u00e9gitimer des postures contraires \u00e0 l&#8217;\u00e9thique et \u00e0 l&#8217;\u00c9vangile, comme l&#8217;injustice, la x\u00e9nophobie, la discrimination sexuelle, l&#8217;exclusion sociale, etc.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00c9glise d&#8217;Occident n&#8217;a pas choisi un style artistique sp\u00e9cifique pour elle-m\u00eame, mais a accept\u00e9 les styles de diverses \u00e9poques. Les Saintes \u00c9critures et la Liturgie ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9cisif dans le processus de discernement quant \u00e0 ce qui doit \u00eatre accept\u00e9 ou rejet\u00e9. Plus que jamais, ce principe mill\u00e9naire s&#8217;impose \u00e0 notre \u00e9poque, marqu\u00e9e par la pluralit\u00e9 des styles et des exp\u00e9riences, parfois charg\u00e9s de doses excessives d&#8217;un <em>\u00ab subjectivisme personnaliste \u00bb<\/em>, qui arbore des formes individualis\u00e9es, surprenantes, herm\u00e9tiques et m\u00eame offensantes pour la foi chr\u00e9tienne. Juan Plazaola ajoute \u00e0 ce <em>subjectivisme<\/em> d&#8217;autres caract\u00e9ristiques de la sensibilit\u00e9 artistique contemporaine, \u00e0 savoir (cf. PLAZAOLA, 2006, p. 22-31) :<\/p>\n<p><em>a) L&#8217;essentialisme : <\/em>Recherche de l&#8217;essentiel. Une r\u00e9action contraire aux expressions artistiques du pass\u00e9, caract\u00e9ris\u00e9es par l&#8217;exc\u00e8s de d\u00e9tails et d&#8217;ornements. Le d\u00e9fi consiste \u00e0 maintenir un juste \u00e9quilibre esth\u00e9tique, pour ne pas tomber dans le minimalisme ;<\/p>\n<p><em>b) La sinc\u00e9rit\u00e9 :<\/em> Rejet des simulacres. Pr\u00e9f\u00e9rence pour des \u00e9l\u00e9ments r\u00e9els et non fictifs, comme, par exemple, l&#8217;utilisation de mat\u00e9riaux faux qui imitent la pierre, le bois, la lumi\u00e8re, etc. Cette \u00ab sinc\u00e9rit\u00e9 \u00bb, dans le travail cr\u00e9ateur, est fondamentale pour l&#8217;art li\u00e9 au culte chr\u00e9tien.<\/p>\n<p><em>c) Un fonctionnalisme mod\u00e9r\u00e9 :<\/em> \u00c0 la beaut\u00e9 esth\u00e9tique, on cherche \u00e0 ajouter la fonctionnalit\u00e9 (sacr\u00e9e) de l&#8217;art. Ici, un d\u00e9fi s&#8217;impose, surtout dans le domaine de l&#8217;architecture : ne pas se laisser emporter par la vague du simple \u00ab confort \u00bb, en r\u00e9duisant le \u00ab fonctionnalisme \u00bb \u00e0 quelque chose de purement esth\u00e9tico-pratique.<\/p>\n<p><em>d) L&#8217;\u00e9conomie et la sobri\u00e9t\u00e9 :<\/em> Appliqu\u00e9e directement \u00e0 l&#8217;art chr\u00e9tien, cette caract\u00e9ristique co\u00efncide avec la recommandation donn\u00e9e par le Concile Vatican II : \u00ab Les Ordinaires veilleront \u00e0 ce que, en promouvant et en encourageant un art vraiment sacr\u00e9, ils visent davantage \u00e0 la noble beaut\u00e9 qu&#8217;\u00e0 la simple somptuosit\u00e9. Ce qui doit s&#8217;entendre aussi des v\u00eatements sacr\u00e9s et des ornements \u00bb (SC, n. 124). Cependant, il convient de noter que cette \u00ab noble simplicit\u00e9 \u00bb ne doit pas \u00eatre confondue avec l&#8217;artificiel et le banal.<\/p>\n<p><em>e) La puret\u00e9 : <\/em>Cette caract\u00e9ristique est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente. \u00ab Puret\u00e9 \u00bb, ici, ne signifie pas \u00ab froideur \u00bb, \u00ab c\u00e9r\u00e9bralisme \u00bb&#8230;, tr\u00e8s courants dans les mouvements artistiques du XXe si\u00e8cle comme, par exemple, le cubisme.<\/p>\n<blockquote><p>La puret\u00e9, c&#8217;est respecter l&#8217;aur\u00e9ole sacr\u00e9e que les choses intactes cr\u00e9\u00e9es par Dieu semblent irradier. [&#8230;] Heureusement, il semble qu&#8217;aujourd&#8217;hui nous retrouvions, en Occident, le \u00ab don de l&#8217;attention \u00bb face aux objets \u00e9l\u00e9mentaires et purs de la Cr\u00e9ation. Et dans les choses cr\u00e9\u00e9es par des mains humaines, nous pr\u00e9f\u00e9rons aussi la simplicit\u00e9 et l&#8217;int\u00e9gralit\u00e9 (PLAZAOLA, 2006, p. 29).<\/p><\/blockquote>\n<p>En somme, tout jugement \u00e9mis sur l&#8217;art et ses artisans est, jusqu&#8217;\u00e0 un certain point, incomplet et partiel. Le \u00ab myst\u00e8re \u00bb de l&#8217;art ne permet pas de le classer dans des cat\u00e9gories parfois subjectives et r\u00e9ductrices. \u00c0 propos de cette question, J. Plazaola r\u00e9fl\u00e9chit :<\/p>\n<blockquote><p>L&#8217;histoire prouve que les \u0153uvres d&#8217;art sacr\u00e9 qui survivent et qui continuent de ravir et d&#8217;inspirer au fil des si\u00e8cles sont pr\u00e9cis\u00e9ment celles qui r\u00e9v\u00e8lent non seulement des aspects universels de la nature humaine, les attributs de la divinit\u00e9 et de la saintet\u00e9, mais aussi la mani\u00e8re d&#8217;\u00eatre authentique et les exigences spirituelles de leur temps. Et cette fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l&#8217;esprit d&#8217;une \u00e9poque n&#8217;est pas incompatible avec la \u00ab p\u00e9rennit\u00e9 \u00bb de l&#8217;\u0153uvre (PLAZAOLA, 2006, p. 21).<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00c0 la lumi\u00e8re de la foi, toute expression artistique \u2014 surtout celle qui exalte la dignit\u00e9 humaine et la beaut\u00e9 de l&#8217;\u0153uvre du Cr\u00e9ateur \u2014 manifeste le myst\u00e8re de Dieu : \u00ab Avec une condescendance aimante, l&#8217;Artiste divin transmet une \u00e9tincelle de sa sagesse transcendante \u00e0 l&#8217;artiste humain, l&#8217;appelant \u00e0 partager sa puissance cr\u00e9atrice \u00bb (JEAN-PAUL II, 1999, n. 1).<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Joaquim Fonseca, OFM.<\/em> ISTA, FAJE. Texte envoy\u00e9 le 30\/09\/2023 ; approuv\u00e9 le 30\/11\/2023 ; post\u00e9 le 31\/12\/2023. Texte original en portugais.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>CARMO, G. E. do. <a href=\"https:\/\/suburbanodigital.blogspot.com\/2021\/12\/questao-de-filosofia-segundo-fischer.html\"><em>Segundo Fischer, para que o ser humano necessita da arte?<\/em><\/a><em>. <\/em>Disponible sur : https:\/\/suburbanodigital.blogspot.com\/search?q=fischer. Consult\u00e9 le : 14 f\u00e9v. 2023.<\/p>\n<p>CONC\u00cdLIO VATICANO II.<\/p>\n<p><em>Constitution Pastorale \u201cGaudium et Spes\u201d sur l&#8217;\u00c9glise dans le monde de ce temps<\/em>. Disponible sur : <a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_const_19651207_gaudium-et-spes_po.html\">https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_const_19651207_gaudium-et-spes_po.html<\/a>. Consult\u00e9 le : 24 f\u00e9v. 2023.<\/p>\n<p>CONC\u00cdLIO VATICANO II. <em>Constitution Conciliaire \u201cSacrosanctum Concilium\u201d sur la Sainte Liturgie. <\/em>Disponible sur : <a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_const_19631204_sacrosanctum-concilium_po.html\">https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_const_19631204_sacrosanctum-concilium_po.html<\/a>. Consult\u00e9 le : 24 f\u00e9v. 2023.<\/p>\n<p>CONC\u00cdLIO VATICANO II. <em>D\u00e9cret \u201cInter Mirifica\u201d sur les moyens de communication sociale. <\/em>Disponible sur :\u00a0 <a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_decree_19631204_inter-mirifica_po.html\">https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_decree_19631204_inter-mirifica_po.html<\/a>. Consult\u00e9 le : 24 f\u00e9v. 2023.<\/p>\n<p>DONADEO, M. <em>Os \u00edcones<\/em>; imagens do invis\u00edvel. S\u00e3o Paulo: Paulinas, 1996.<\/p>\n<p>DUQUE, J. M. <em>Ritualidade da arte<\/em>: performatividade da mem\u00f3ria. Disponible sur : <a href=\"https:\/\/dialnet.unirioja.es\/descarga\/articulo\/6583601.pdf\">https:\/\/dialnet.unirioja.es\/descarga\/articulo\/6583601.pdf<\/a>, janv.\/avr. 2018. Consult\u00e9 le : 15 f\u00e9v. 2023.<\/p>\n<p>GATTI, V. Arte. <em>In<\/em>: SARTORE, D.; TRIACCA, A. (Orgs.). <em>Dicion\u00e1rio de liturgia<\/em>. S\u00e3o Paulo: Paulus, 1992. p. 87-94.<\/p>\n<p>JO\u00c3O PAULO II. <em>Carta do papa Jo\u00e3o Paulo II aos artistas<\/em>. S. Paulo: Loyola, 1999.<\/p>\n<p>JO\u00c3O PAULO II. Lettre apostolique <em>Duodecimum saeculum <\/em>du souverain pontife Jean-Paul II \u00e0 l&#8217;\u00e9piscopat de l&#8217;\u00c9glise catholique sur la v\u00e9n\u00e9ration des images \u00e0 l&#8217;occasion du XIIe centenaire du IIe Concile de Nic\u00e9e. Disponible sur : <a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/content\/john-paul-ii\/pt\/apost_letters\/1987\/documents\/hf_jp-ii_apl_19871204_duodecimum-saeculum.html\">https:\/\/www.vatican.va\/content\/john-paul-ii\/pt\/apost_letters\/1987\/documents\/hf_jp-ii_apl_19871204_duodecimum-saeculum.html<\/a>. Consult\u00e9 le : 20 f\u00e9v. 2023.<\/p>\n<p>PAULO VI. <em>Message du pape Paul VI \u00e0 la conclusion du Concile Vatican II aux artistes<\/em>. Disponible sur : <a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/content\/paul-vi\/pt\/speeches\/1965\/documents\/hf_p-vi_spe_19651208_epilogo-concilio-artisti.html\">https:\/\/www.vatican.va\/content\/paul-vi\/pt\/speeches\/1965\/documents\/hf_p-vi_spe_19651208_epilogo-concilio-artisti.html<\/a>. Consult\u00e9 le : 24 f\u00e9v. 2023.<\/p>\n<p>PLAZAOLA, J. <em>Historia del arte Cristiano<\/em>. Madrid: BAC, 2001.<\/p>\n<p>PLAZAOLA, J. <em>Arte sacro actual<\/em>. Madrid: BAC, 2006.<\/p>\n<p>SILVA, J. P. 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M\u00eame restreinte au domaine de l&#8217;\u00ab Art chr\u00e9tien \u00bb, l&#8217;entreprise n&#8217;en est pas moins un d\u00e9fi, \u00e9tant donn\u00e9 l&#8217;ampleur et la complexit\u00e9 du th\u00e8me [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1133],"tags":[],"class_list":["post-3446","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sacrement-et-liturgie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3446","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3446"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3446\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3447,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3446\/revisions\/3447"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3446"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3446"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3446"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}