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{"id":3421,"date":"2025-07-01T14:17:49","date_gmt":"2025-07-01T17:17:49","guid":{"rendered":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3421"},"modified":"2025-07-01T14:17:49","modified_gmt":"2025-07-01T17:17:49","slug":"conciles-oecumeniques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3421","title":{"rendered":"Conciles \u0153cum\u00e9niques"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sommaire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 Qu\u2019est-ce que c\u2019est ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2 Histoire<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3 \u0152cum\u00e9nicit\u00e9, les \u00c9glises et la participation des la\u00efcs<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4 La doctrine actuelle<\/p>\n<p>5 R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/p>\n<p><strong>1 Qu\u2019est-ce que c\u2019est ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La tenue de grandes assembl\u00e9es d\u2019\u00e9v\u00eaques est une pratique qui traverse l\u2019histoire mill\u00e9naire de l\u2019\u00c9glise, l\u2019animant continuellement. Les conciles sont n\u00e9s spontan\u00e9ment, influenc\u00e9s par les mod\u00e8les du Sanh\u00e9drin h\u00e9bra\u00efque et du S\u00e9nat romain. Tout indique que les rencontres d\u2019\u00e9v\u00eaques d\u2019une m\u00eame r\u00e9gion, sanctionnant la d\u00e9signation d\u2019un nouvel \u00e9v\u00eaque faite par la communaut\u00e9 locale par la cons\u00e9cration, se trouvent au c\u0153ur de cette praxis qui germait d\u00e9j\u00e0 depuis le IIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La p\u00e9riodicit\u00e9 des conciles n\u2019est pas r\u00e9guli\u00e8re et peut donner l\u2019impression de quelque chose d\u2019al\u00e9atoire. La raison de leur convocation est la r\u00e9solution de probl\u00e8mes doctrinaux, tels que l\u2019affrontement des h\u00e9r\u00e9sies, le besoin urgent de r\u00e9formes, les d\u00e9fis \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019\u00c9glise ou la r\u00e9flexion et la d\u00e9lib\u00e9ration sur d\u2019autres questions significatives \u00e0 certaines p\u00e9riodes historiques. C\u2019est dans les conciles que l\u2019\u00c9glise r\u00e9fl\u00e9chit sur elle-m\u00eame, en se tournant vers les questions qui affectent sa vie. En g\u00e9n\u00e9ral, ils marquent les moments les plus significatifs de sa vie eccl\u00e9siale. Il faut \u00e9galement tenir compte du long temps de pr\u00e9paration et, surtout, de mise en \u0153uvre et de r\u00e9ception (ALBERIGO, 1997, p.5). Dans tout concile, l\u2019\u00c9glise \u00e9tudie comment r\u00e9soudre ses probl\u00e8mes, \u00e9tablit des principes ou des normes, et organise leur application.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur la base de cette histoire de la praxis conciliaire, le pape Paul VI s\u2019est adress\u00e9 aux participants du Concile Vatican II en d\u00e9clarant :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il vous appartiendra, V\u00e9n\u00e9rables Fr\u00e8res, de nous indiquer les mesures \u00e0 prendre pour purifier et rajeunir le visage de la sainte \u00c9glise. Mais nous vous redisons notre volont\u00e9 de favoriser une telle r\u00e9forme : combien de fois dans les si\u00e8cles pass\u00e9s cette intention appara\u00eet-elle associ\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire des Conciles ! Qu\u2019il en soit ainsi une fois encore, et cette fois non pas pour extirper dans l\u2019\u00c9glise certaines h\u00e9r\u00e9sies et d\u00e9sordres g\u00e9n\u00e9raux qui, gr\u00e2ce \u00e0 Dieu, n\u2019existent plus maintenant, mais pour insuffler une vigueur spirituelle nouvelle au Corps Mystique du Christ, comme organisation visible, en le purifiant des d\u00e9fauts de nombreux de ses membres et en le stimulant \u00e0 de nouvelles vertus (PAUL VI, 1964, n.22).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>2 Histoire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les archives historiques, synode et concile se r\u00e9f\u00e8rent souvent au m\u00eame type de r\u00e9union. L\u2019\u00c9glise catholique poss\u00e8de une liste de 21 conciles consid\u00e9r\u00e9s comme g\u00e9n\u00e9raux ou \u0153cum\u00e9niques. Le concile souvent pris comme mod\u00e8le ne fait pas partie de cette liste. Il s\u2019agit du \u00ab Concile de J\u00e9rusalem \u00bb, qui a r\u00e9uni Pierre, Jacques, Paul, Barnab\u00e9 et d\u2019autres en l\u2019an 49 ou 50. Moins de deux d\u00e9cennies apr\u00e8s la r\u00e9surrection de J\u00e9sus, les chr\u00e9tiens ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 la question : faut-il \u00eatre juif pour pouvoir devenir chr\u00e9tien ? Certains d\u00e9fendaient avec v\u00e9h\u00e9mence que oui, d\u2019autres que non. Pour r\u00e9soudre cette controverse, \u00ab ils d\u00e9cid\u00e8rent que Paul, Barnab\u00e9 et quelques autres monteraient \u00e0 J\u00e9rusalem pour traiter cette question avec les ap\u00f4tres et les anciens. Pourvus et envoy\u00e9s par la communaut\u00e9 (&#8230;) \u00bb (Ac 15,2-3). Cette proc\u00e9dure se r\u00e9p\u00e8te constamment. Des responsables venus de divers endroits se rendent en un m\u00eame lieu, en tant que repr\u00e9sentants de leurs communaut\u00e9s, pour discuter d\u2019un probl\u00e8me qui affecte tout le monde et chercher des solutions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des si\u00e8cles plus tard, la controverse arienne, r\u00e9pandue en Orient, a provoqu\u00e9 le premier synode \u0153cum\u00e9nique de Nic\u00e9e (325), reconnu comme premier concile \u0153cum\u00e9nique. Celui-ci et les autres conciles \u0153cum\u00e9niques jusqu\u2019au huiti\u00e8me, en 869, ont \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s par l\u2019empereur et se sont d\u00e9roul\u00e9s sous la protection et la surveillance de l\u2019Empire romain, devenu chr\u00e9tien. Leurs d\u00e9cisions devenaient des lois imp\u00e9riales. Durant le premier mill\u00e9naire, des empereurs et une imp\u00e9ratrice ont convoqu\u00e9 et parfois pr\u00e9sid\u00e9 certains conciles. La plupart du temps, cela s\u2019est fait avec la connaissance et la b\u00e9n\u00e9diction du pape. En g\u00e9n\u00e9ral, les \u00e9v\u00eaques pr\u00e9sidaient les sessions. L\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome n\u2019a pas particip\u00e9 personnellement \u00e0 aucun des premiers conciles, mais ses repr\u00e9sentants jouissaient d\u2019une position de privil\u00e8ge et signaient les actes en premier. Dans les quatre premiers conciles \u0153cum\u00e9niques, la doctrine trinitaire et christologique a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e. Ils ont consolid\u00e9 et renforc\u00e9 la foi de l\u2019\u00c9glise naissante, dans une relation dialectique avec la culture classique. Ils ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s par saint Gr\u00e9goire le Grand (\u2020604) aux quatre \u00c9vangiles, mais sans leur \u00eatre assimil\u00e9s en termes d\u2019autorit\u00e9 (JEDIN, 1970, p.242).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les premiers conciles ont \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s pour \u00e9tablir des r\u00e8gles doctrinales visant \u00e0 combattre les h\u00e9r\u00e9sies. Apr\u00e8s le schisme d\u2019Orient, au XIe si\u00e8cle, les conciles g\u00e9n\u00e9raux sont devenus occidentaux et pontificaux. Ils \u00e9taient convoqu\u00e9s par l\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome, pr\u00e9sid\u00e9s personnellement par lui ou ses repr\u00e9sentants, et confirm\u00e9s par lui. Ces conciles g\u00e9n\u00e9raux s\u2019effor\u00e7aient de r\u00e9glementer la <em>societas christiana<\/em> de l\u2019Occident. Trente et Vatican I ont choisi de d\u00e9fendre le catholicisme romain contre les th\u00e8ses des r\u00e9formateurs et les menaces de la culture s\u00e9cularis\u00e9e, g\u00e9n\u00e9rant surtout une th\u00e9ologie <em>anti<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019opposition. Les deux conciles du Vatican ont des accents tr\u00e8s diff\u00e9rents : le premier d\u00e9finit l\u2019infaillibilit\u00e9 papale ; le second se caract\u00e9rise par un engagement pastoral marqu\u00e9, compris comme un d\u00e9passement de la longue p\u00e9riode durant laquelle l\u2019\u00c9glise s\u2019est oppos\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 et a multipli\u00e9 les condamnations. Le Concile Vatican II s\u2019est abstenu non seulement des anath\u00e8mes, mais aussi des d\u00e9finitions. Il s\u2019est pass\u00e9 du bin\u00f4me doctrine-discipline et a cherch\u00e9 une mise \u00e0 jour globale de l\u2019\u00c9glise (<em>aggiornamento<\/em>), en r\u00e9ponse aux signes des temps et aux grandes transformations de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine (ALBERIGO, 1997, p.7-8).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains conciles ont repris des th\u00e8mes ou des probl\u00e8mes abord\u00e9s par le concile pr\u00e9c\u00e9dent, cherchant \u00e0 les r\u00e9soudre compl\u00e8tement. Les huit premiers conciles, de Nic\u00e9e I (325) \u00e0 Constantinople IV (869-870), ont \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s dans une s\u00e9quence relativement rapide, car le credo et les affirmations fondamentales de la foi \u00e9nonc\u00e9s par un concile soulevaient souvent de nouvelles questions, qu\u2019il fallait imp\u00e9rativement affronter. Certains conciles se sont suivis presque imm\u00e9diatement pour traiter d\u2019un m\u00eame probl\u00e8me persistant. Quatre conciles lat\u00e9raniens ont \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s en 1123, 1139, 1179 et 1215 pour r\u00e9former l\u2019\u00c9glise (BELLITTO, 2010, p.15-16). En d\u2019autres occasions, un concile a conclu les travaux entam\u00e9s par le pr\u00e9c\u00e9dent, qui, en raison de circonstances d\u00e9favorables, n\u2019avaient pas pu \u00eatre poursuivis. Cette relative continuit\u00e9 existe entre les conciles Lat\u00e9ran V et Trente, et entre Vatican I et Vatican II.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 premi\u00e8re vue, le nombre de 21 conciles donne l\u2019impression erron\u00e9e que les conciles g\u00e9n\u00e9raux se r\u00e9unissaient une fois par si\u00e8cle au cours des deux mille ans d\u2019histoire du christianisme. En r\u00e9alit\u00e9, la fr\u00e9quence des conciles g\u00e9n\u00e9raux a \u00e9t\u00e9 sporadique ou en blocs, avec de longues p\u00e9riodes sans r\u00e9union. Les conciles g\u00e9n\u00e9raux pouvaient durer seulement une semaine, comme Latran II (1139), ou jusqu\u2019\u00e0 trois ans et demi sans interruption, comme Constance (1414-1418). Cependant, une dur\u00e9e plus longue ne signifie pas n\u00e9cessairement une plus grande importance ou davantage de r\u00e9alisations. Le concile de Latran IV n\u2019a dur\u00e9 que vingt jours, mais fut le plus remarquable des conciles m\u00e9di\u00e9vaux r\u00e9formateurs. Le Concile Vatican II s\u2019est r\u00e9uni pendant 281 jours au total, r\u00e9partis en quatre sessions d\u2019automne. Toutefois, comme dans tous les conciles, une grande partie des travaux a eu lieu en coulisses, dans les commissions pr\u00e9paratoires avant ou apr\u00e8s les sessions pl\u00e9ni\u00e8res. Le concile de Latran V s\u2019est r\u00e9uni pendant presque cinq ann\u00e9es compl\u00e8tes (1512-1517), mais a accompli tr\u00e8s peu (BELLITTO, 2010, p.25-26).<\/p>\n<p><strong>3 \u0152cum\u00e9nicit\u00e9, les \u00c9glises et la participation des la\u00efcs<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Techniquement, un concile \u0153cum\u00e9nique est celui qui r\u00e9unit des repr\u00e9sentants de l\u2019\u00c9glise du monde entier. Sur cette base, les sept premiers conciles majeurs sont consid\u00e9r\u00e9s comme \u0153cum\u00e9niques, comme s\u2019est autoproclam\u00e9 le concile de Chalc\u00e9doine en 451. Aux sept premiers conciles, de Nic\u00e9e en 325 \u00e0 Nic\u00e9e II en 787, participaient presque toujours des \u00e9v\u00eaques des parties orientale et occidentale de l\u2019Empire romain, consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque comme le monde entier, d\u2019o\u00f9 le nom \u00ab \u0153cum\u00e9nique \u00bb. Mais seuls quelques \u00e9v\u00eaques occidentaux y participaient. Le concile de Nic\u00e9e I, par exemple, comptait 220 \u00e9v\u00eaques, mais seuls quelques-uns venaient de l\u2019Occident. Le concile de Constantinople I (381) ne r\u00e9unissait que des \u00e9v\u00eaques orientaux. Ces derniers \u00e9taient majoritaires aux conciles d\u2019\u00c9ph\u00e8se (431), de Chalc\u00e9doine (451), de Constantinople II (553) et de Constantinople III (680-681).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00c9glises orthodoxes ne reconnaissent que les sept premiers conciles comme \u0153cum\u00e9niques, contrairement aux 21 reconnus par l\u2019\u00c9glise catholique comme g\u00e9n\u00e9raux ou \u0153cum\u00e9niques. Le concile de Latran I (1123), premier apr\u00e8s le schisme d\u2019Orient, s\u2019est autoproclam\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral, car aucun \u00e9v\u00eaque oriental n\u2019y a particip\u00e9. En revanche, le concile de B\u00e2le-Florence-Ferrare-Rome (1431-1445) s\u2019est autoproclam\u00e9 \u0153cum\u00e9nique, car \u00e0 cette occasion, \u00e9v\u00eaques occidentaux et orientaux ont trait\u00e9 de la r\u00e9unification de l\u2019\u00c9glise (BELLITTO, 2010, p.22-23).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les la\u00efcs ont particip\u00e9 aux actes officiels de nombreux conciles \u0153cum\u00e9niques. L&#8217;empereur Constantin ouvrit le Concile de Nic\u00e9e par un discours en latin. Les commissaires imp\u00e9riaux veillaient \u00e0 l&#8217;ordre ext\u00e9rieur. Au Moyen \u00c2ge et au Concile de Trente, des princes s\u00e9culiers \u00e9taient pr\u00e9sents ou repr\u00e9sent\u00e9s par leurs ambassadeurs. La fonction de l&#8217;empereur romain dans les anciens conciles \u00e9tait externe, de tutelle de l&#8217;ordre. Au Moyen \u00c2ge et au Concile de Trente, les la\u00efcs repr\u00e9sentaient les puissances s\u00e9culi\u00e8res, dont la collaboration apparaissait n\u00e9cessaire pour les travaux concernant l&#8217;ordre public et les mati\u00e8res mixtes. Au Concile Vatican I, aucun gouvernement ne fut invit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certaines questions \u00e9mergent : les la\u00efcs, en vertu du sacerdoce universel et de leur collaboration \u00e0 l&#8217;apostolat, pourraient-ils ou devraient-ils \u00eatre au moins entendus sur les sujets qui les concernent, tels que l&#8217;apostolat des la\u00efcs ou le mariage ? Une fois invit\u00e9s, les la\u00efcs devraient-ils \u00eatre admis comme experts ou comme membres ayant droit de vote ? Il n\u2019y a aucune raison pour que les la\u00efcs ne puissent pas \u00eatre entendus sur les th\u00e8mes qui les concernent, tout comme les pr\u00eatres sp\u00e9cialistes en th\u00e9ologie ou en droit canonique sont entendus, m\u00eame s\u2019ils ne sont pas membres du concile avec droit de vote. Un pas vers une solution a \u00e9t\u00e9 fait par Paul VI, en admettant des la\u00efcs qualifi\u00e9s comme auditeurs aux Congr\u00e9gations G\u00e9n\u00e9rales \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me session du Concile Vatican II.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les conciles ont toujours veill\u00e9 \u00e0 l\u2019unit\u00e9 de l\u2019\u00c9glise, mais n\u2019ont pas toujours pu la r\u00e9aliser. Apr\u00e8s le premier et le quatri\u00e8me conciles \u0153cum\u00e9niques, de longues disputes ont suivi. Ni le schisme d\u2019Orient ni la division de l\u2019\u00c9glise au XVIe si\u00e8cle n\u2019ont pu \u00eatre emp\u00each\u00e9s par les conciles. Aux Conciles de Lyon II et de Ferrare-Florence, l\u2019union avec les orientaux fut officiellement restaur\u00e9e, mais ne se concr\u00e9tisa pas, car dans les deux cas elle reposait sur des motifs politiques, sans que les r\u00e9sistances internes dans l\u2019\u00c9glise grecque soient surmont\u00e9es. Le Concile de Trente ne put \u00eatre un concile d\u2019union, car au moment de sa r\u00e9union, la rupture eccl\u00e9siale \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9. Les n\u00e9gociations avec les protestants allemands (1551-1552) ont montr\u00e9 que les conceptions sur l\u2019autorit\u00e9 et la structure des conciles \u0153cum\u00e9niques \u00e9taient tr\u00e8s divergentes. \u00c0 la veille du Concile Vatican I, l\u2019appel de Pie IX aux protestants \u00e0 revenir dans l\u2019\u00c9glise catholique fut rejet\u00e9. Lors de la pr\u00e9paration du Concile Vatican II, un secr\u00e9tariat pour l\u2019unit\u00e9 des chr\u00e9tiens fut fond\u00e9, avec des r\u00e9sultats positifs au sein du concile lui-m\u00eame et dans les d\u00e9marches de rapprochement entre les \u00c9glises (JEDIN, 1970, p.249-250).<\/p>\n<p><strong>4 La doctrine actuelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les principales traditions du christianisme ont des conceptions diff\u00e9rentes de l\u2019autorit\u00e9 conciliaire, de l\u2019organisation interne des conciles et de l\u2019effet de leurs d\u00e9cisions. Comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, les chr\u00e9tiens orthodoxes ne reconnaissent que les sept premiers conciles et ont du mal \u00e0 admettre un nouveau synode pan-orthodoxe. La tradition r\u00e9form\u00e9e occidentale a des positions fluctuantes, tant sur les conciles pass\u00e9s que sur un \u00e9ventuel concile \u0153cum\u00e9nique futur. La tradition catholique romaine a accentu\u00e9 la r\u00e9f\u00e9rence au pape, surtout \u00e0 partir du Haut Moyen \u00c2ge, \u00e0 qui revient la direction du concile, y compris la convocation, la d\u00e9termination du r\u00e8glement, le fonctionnement quotidien, le transfert et la cl\u00f4ture. L\u2019histoire semble montrer une r\u00e9duction progressive de l\u2019\u0153cum\u00e9nicit\u00e9 des conciles : de conciles universels \u00e0 occidentaux, du premier au deuxi\u00e8me mill\u00e9naire ; d\u2019occidentaux \u00e0 romains, de la premi\u00e8re \u00e0 la seconde moiti\u00e9 du deuxi\u00e8me mill\u00e9naire (ALBERIGO, 1997, p.9). Le rapprochement et le dialogue \u0153cum\u00e9nique \u00e0 partir du Concile Vatican II pourraient, \u00e0 l\u2019avenir, inverser cette tendance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l\u2019\u00c9glise catholique, le r\u00f4le des conciles \u0153cum\u00e9niques est li\u00e9 au coll\u00e8ge des \u00e9v\u00eaques et \u00e0 son chef, c\u2019est-\u00e0-dire au groupe stable et permanent form\u00e9 par les \u00e9v\u00eaques et leur chef, l\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome. Selon le Concile Vatican II :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La nature coll\u00e9giale de l\u2019ordre \u00e9piscopal, clairement attest\u00e9e par les Conciles \u0153cum\u00e9niques c\u00e9l\u00e9br\u00e9s au cours des si\u00e8cles, se manifeste d\u00e9j\u00e0 dans la discipline primitive, selon laquelle les \u00e9v\u00eaques du monde entier communiquaient entre eux et avec l\u2019\u00e9v\u00eaque de Rome dans le lien de l\u2019unit\u00e9, de la charit\u00e9 et de la paix ; ainsi que dans les r\u00e9unions conciliaires, o\u00f9 des d\u00e9cisions importantes furent prises en commun apr\u00e8s m\u00fbre r\u00e9flexion fond\u00e9e sur l\u2019avis de nombreux participants ; cela est clairement d\u00e9montr\u00e9 par les Conciles \u0153cum\u00e9niques c\u00e9l\u00e9br\u00e9s au cours des si\u00e8cles. [&#8230;] Le pouvoir supr\u00eame sur l\u2019\u00c9glise universelle, que poss\u00e8de ce coll\u00e8ge, s\u2019exerce solennellement dans le Concile \u0153cum\u00e9nique. Il ne peut jamais y avoir de Concile \u0153cum\u00e9nique sans qu\u2019il soit confirm\u00e9 ou du moins accept\u00e9 comme tel par le successeur de Pierre ; et c\u2019est la pr\u00e9rogative du Pontife romain de convoquer ces conciles, de les pr\u00e9sider et de les confirmer (<em>LG<\/em> n.22).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les conciles \u0153cum\u00e9niques conservent et d\u00e9veloppent le <em>depositum fidei<\/em>. Ce \u00ab pr\u00e9cieux d\u00e9p\u00f4t \u00bb de la doctrine de la foi qui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 (1 Tm 6,20 ; 2 Tm 1,14) n\u2019est pas un simple catalogue d\u2019articles ou un inventaire de choses juxtapos\u00e9es. Mais, en raison de la nature du message de la r\u00e9v\u00e9lation et de l\u2019\u00e9v\u00e9nement salvifique du Christ, il s\u2019agit de la totalit\u00e9 des richesses et des biens du salut remis \u00e0 l\u2019\u00c9glise. Celle-ci les communique aux croyants, en actualisant leur contenu avec une prudence remarquable, afin de rendre intelligible, cr\u00e9dible et f\u00e9cond le patrimoine immuable de cette v\u00e9rit\u00e9, tout en r\u00e9pondant aux exigences et aux interrogations des hommes et de leur temps (POZZO, consult\u00e9 le 21 d\u00e9c. 2014). Les conciles \u0153cum\u00e9niques adaptent \u00e9galement l\u2019exercice du minist\u00e8re sacerdotal et pastoral, ainsi que la l\u00e9gislation de l\u2019\u00c9glise, aux diverses exigences de chaque \u00e9poque. Plus cette adaptation est grande, plus son efficacit\u00e9 et son importance dans l\u2019histoire seront notables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce qui concerne son interpr\u00e9tation, la perte des protocoles des travaux conciliaires, dans le cas de Nic\u00e9e, leur pr\u00e9carit\u00e9 dans les conciles m\u00e9di\u00e9vaux, et m\u00eame leur longue indisponibilit\u00e9, dans le cas du Concile de Trente, ont renforc\u00e9 une herm\u00e9neutique faisant abstraction du contexte historique des d\u00e9cisions, ainsi que de la nature de l\u2019\u00e9v\u00e9nement conciliaire qui les a exprim\u00e9es. Il y eut un enfermement dans une interpr\u00e9tation juridico-formelle, longtemps soutenue par la congr\u00e9gation romaine responsable des conciles (ALBERIGO, 1997, p.10). L\u2019assistance du Saint-Esprit, sur laquelle repose l\u2019inerrance du concile \u0153cum\u00e9nique en mati\u00e8re de foi et de m\u0153urs, ne doit pas \u00eatre confondue avec l\u2019inspiration de l\u2019\u00c9criture Sainte. Parmi les th\u00e9ologiens, il est d\u00e9battu si cette assistance doit \u00eatre comprise seulement de mani\u00e8re n\u00e9gative, comme pr\u00e9servation de l\u2019erreur, ou comme coop\u00e9ration positive. Cette derni\u00e8re position correspond mieux \u00e0 la pens\u00e9e des anciens conciles (JEDIN, 1970, p.248-250).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Lu\u00eds Corr\u00eaa Lima, SJ.<\/em> PUC Rio. Texte original en portugais.<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>5 R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0ALBERIGO, G. (\u00e9d.). <em>Histoire des conciles \u0153cum\u00e9niques<\/em>. S\u00e3o Paulo : Paulus, 1997.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BELLITTO, C. M. <em>Histoire des 21 conciles de l\u2019\u00c9glise<\/em> : de Nic\u00e9e \u00e0 Vatican II. S\u00e3o Paulo : Loyola, 2010.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CONCILE VATICAN II. <em>Constitution dogmatique\u00a0Lumen gentium\u00a0sur l\u2019\u00c9glise<\/em> (LG). Rome, 1964. Disponible sur : www.vatican.va. Consult\u00e9 le : 21 d\u00e9c. 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">JEDIN, H. Concile. In : FRIES, H. (\u00e9d.). <em>Dictionnaire de th\u00e9ologie : concepts fondamentaux de la th\u00e9ologie actuelle<\/em>. vol. I. S\u00e3o Paulo : Loyola, 1970. p.242-251.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PAUL VI. <em>Lettre encyclique Ecclesiam suam<\/em>. Rome, 1964. Disponible sur : www.vatican.va. Consult\u00e9 le : 20 d\u00e9c. 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">POZZO, G. <em>Depositum fidei<\/em>. Disponible sur : www.mercaba.org\/VocTEO\/D\/depositum_fidei.htm. Consult\u00e9 le : 21 d\u00e9c. 2014.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sommaire 1 Qu\u2019est-ce que c\u2019est ? 2 Histoire 3 \u0152cum\u00e9nicit\u00e9, les \u00c9glises et la participation des la\u00efcs 4 La doctrine actuelle 5 R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques 1 Qu\u2019est-ce que c\u2019est ? La tenue de grandes assembl\u00e9es d\u2019\u00e9v\u00eaques est une pratique qui traverse l\u2019histoire mill\u00e9naire de l\u2019\u00c9glise, l\u2019animant continuellement. 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