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{"id":3243,"date":"2024-06-11T09:24:50","date_gmt":"2024-06-11T12:24:50","guid":{"rendered":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3243"},"modified":"2024-06-11T09:24:50","modified_gmt":"2024-06-11T12:24:50","slug":"moralite-sociale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3243","title":{"rendered":"Moralit\u00e9 Sociale"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sommaire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 \u00c9vangile : source de la pr\u00e9occupation sociale de l&#8217;\u00c9glise<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2 L&#8217;enseignement social de l&#8217;\u00c9glise<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3 Principes permanents<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4 Domaines d&#8217;application<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5 La solidarit\u00e9 comme proposition \u00e9thique<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6 Les droits humains comme un d\u00e9fi urgent<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">7 Une relecture de l&#8217;option pour les pauvres<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">8 R\u00e9f\u00e9rences Bibliographiques<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>1 \u00c9vangile : source de pr\u00e9occupation sociale de l&#8217;\u00c9glise<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/strong>La Sainte \u00c9criture est l&#8217;\u00e2me de la th\u00e9ologie (<em>Dei Verbum<\/em>, n.24), elle est la source d&#8217;inspiration de la pens\u00e9e sociale. D&#8217;elle d\u00e9coulent les interpellations pour les grands th\u00e8mes de l&#8217;actualit\u00e9 sociale : justice, droits humains, fraternit\u00e9 et solidarit\u00e9. J\u00e9sus et son message, le Royaume de Dieu, sont le point de d\u00e9part et d&#8217;arriv\u00e9e (Mc 1, 15 ; Mt 5, 3-12). L&#8217;amour (<em>agap\u00e8<\/em>) est le concept le plus important (cf. 1Co 13) et la r\u00e8gle d&#8217;or de la moralit\u00e9 sociale de l&#8217;\u00c9glise : \u00ab Ainsi, en toutes choses, faites aux autres ce que vous voudriez qu&#8217;ils vous fassent ; car c&#8217;est l\u00e0 la Loi et les Proph\u00e8tes \u00bb (Mt 7,12 ; Lc 6,31). L&#8217;\u00c9vangile doit \u00eatre annonc\u00e9 dans le monde du travail, de l&#8217;\u00e9conomie, de la politique, de la culture, de la famille. Toutes ces r\u00e9alit\u00e9s font partie de la vie humaine et sont donc atteintes par le salut apport\u00e9 par le Christ.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;amour chr\u00e9tien devient un engagement par amour ; la foi cherche l&#8217;expression \u00e9thique. Cela est clairement affirm\u00e9 dans la lettre de Jacques :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que sert-il, mes fr\u00e8res, \u00e0 quelqu&#8217;un de dire qu&#8217;il a la foi, s&#8217;il n&#8217;a pas les \u0153uvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un fr\u00e8re ou une s\u0153ur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l&#8217;un de vous leur dise : \u00ab Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous \u00bb, sans pourvoir \u00e0 leurs besoins corporels, \u00e0 quoi cela sert-il ? Il en est ainsi de la foi : si elle n&#8217;a pas les \u0153uvres, elle est morte en elle-m\u00eame (Jc 2,14-17 ; cf. 1 Jn 4,19-21).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;amour devient une exigence et une recherche de configuration d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 juste, o\u00f9 tous sont inclus pour participer \u00e0 son organisation et jouir de bien-\u00eatre. Le social fait partie int\u00e9grante de l&#8217;\u00eatre humain et, \u00e0 ce titre, les \u00e9v\u00eaques latino-am\u00e9ricains ont d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 juste titre : \u00ab notre comportement social fait partie int\u00e9grante de notre suivi du Christ \u00bb (Puebla, n.476).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 cet \u00e9gard, la parabole du Bon Samaritain (Lc 10,25-37 ; Mt 22,34-40 ; Mc 12,28-31) est tr\u00e8s \u00e9clairante. Le scribe ou le juriste demande \u00e0 J\u00e9sus \u00ab qui est mon prochain ? \u00bb, car il ne faut pas se tromper sur ce point o\u00f9 il est question de la vie \u00e9ternelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9ponse de J\u00e9sus est surprenante car il ne donne pas une d\u00e9finition th\u00e9orique du prochain, ne demande pas \u2013 \u00e0 la mani\u00e8re grecque \u2013 un amour universel pour l&#8217;humanit\u00e9, mais montre \u00e0 travers la parabole la d\u00e9marche concr\u00e8te de l&#8217;amour authentique du prochain. Autrement dit, J\u00e9sus ne se soucie pas de savoir qui il est, ni de sa nationalit\u00e9 ou de sa confession, mais de montrer que quiconque a besoin de notre aide est notre prochain et que nous sommes son prochain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 partir de la parabole, on peut tirer les conclusions \u00e9thiques suivantes sur l&#8217;amour chr\u00e9tien :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) <em>La rupture dans le concept actuel de prochain<\/em>. La question initiale de l&#8217;expert en loi supposait une <em>d\u00e9limitation exclusive<\/em> de la cat\u00e9gorie de prochain (jusqu&#8217;o\u00f9 va mon obligation d&#8217;aimer ? ou qui est inclus dans le concept de prochain ?). J\u00e9sus refuse de r\u00e9pondre \u00e0 cette question et souligne que le prochain est celui qui vient \u00e0 notre rencontre dans la vie quotidienne particuli\u00e8re et concr\u00e8te. Le concept chr\u00e9tien de prochain est le r\u00e9sultat de l&#8217;histoire et non son point de d\u00e9part. En d&#8217;autres termes, J\u00e9sus ne d\u00e9finit pas le concept de prochain, mais d\u00e9crit l&#8217;action par laquelle l&#8217;autre devient un prochain. Dans notre langage courant, le mot \u00ab prochain \u00bb a le sens g\u00e9n\u00e9ral de \u00ab voisin \u00bb ou \u00ab personne \u00bb, un sens abstrait, passif et neutre. Dans la parabole, le concept de prochain est li\u00e9 \u00e0 une action dynamique, engageante et historique. Le prochain n&#8217;est pas seulement l&#8217;autre, mais celui que je rends significatif et pertinent ; faire de l&#8217;autre, par une action concr\u00e8te, mon prochain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) <em>Le crit\u00e8re de la compassion<\/em>. La description de l&#8217;action de proximit\u00e9 n&#8217;est pas d\u00e9finie par la pr\u00e9sence (le pr\u00eatre et le l\u00e9vite \u00e9taient pr\u00e9sents), mais par la capacit\u00e9 de compatir face au besoin de l&#8217;autre. Seul celui qui a eu compassion (souffrir avec) est identifi\u00e9 par J\u00e9sus comme quelqu&#8217;un qui s&#8217;est comport\u00e9 comme un prochain. Le docteur de la loi a demand\u00e9 : qui est mon prochain ? Et J\u00e9sus r\u00e9pond par une autre question : qui avez-vous trait\u00e9 comme un prochain ? Autrement dit, le crit\u00e8re fondamental de proximit\u00e9 se d\u00e9finit \u00e0 partir des besoins de l&#8217;autre. Ainsi, le prochain n&#8217;est pas d\u00e9fini par la simple pr\u00e9sence, mais par l&#8217;action d&#8217;aider l&#8217;autre qui est dans le besoin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">c) <em>La pratique de l&#8217;amour<\/em>. La capacit\u00e9 de compatir face aux besoins de l&#8217;autre fait que l&#8217;amour ne se manifeste pas seulement par des sentiments et des mots, mais aussi \u2013 et surtout \u2013 par des actes concrets. Le Samaritain s&#8217;est souci\u00e9 du bless\u00e9 : il s&#8217;est approch\u00e9, a trait\u00e9 ses blessures, y versant de l&#8217;huile et du vin, l&#8217;a mis sur son propre animal, l&#8217;a emmen\u00e9 \u00e0 une auberge et a pris soin de lui. Et la r\u00e9ponse de J\u00e9sus fut : \u00ab fais de m\u00eame \u00bb et \u00ab fais cela et tu vivras \u00bb. J\u00e9sus ne s&#8217;int\u00e9ressait pas au d\u00e9veloppement th\u00e9orique-l\u00e9galiste de la d\u00e9limitation du concept de prochain, mais pressait la pratique concr\u00e8te de l&#8217;amour face au besoin de l&#8217;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d) <em>Amour sans limites<\/em>. La vraie compassion conduit \u00e0 la radicalit\u00e9 dans la pratique de l&#8217;amour. Cette radicalit\u00e9 se manifeste dans l&#8217;aide d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e du Samaritain envers le d\u00e9muni, car au-del\u00e0 des divisions nationales et cultuelles, l&#8217;autre est bless\u00e9. La vie de J\u00e9sus est l&#8217;exemple de cet amour sans limites, il propose comme mod\u00e8le de service aux autres par sa propre vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">e) <em>Le n\u00e9cessiteux comme r\u00e9f\u00e9rent primaire<\/em>. Le docteur de la loi demande l&#8217;objet de l&#8217;amour (la connaissance th\u00e9orique : qui dois-je aimer ?) tandis que J\u00e9sus r\u00e9pond en termes de sujet de l&#8217;amour (la r\u00e9alisation pratique de comment on doit aimer). La r\u00e9ponse de J\u00e9sus place le sujet dans la m\u00eame position que celui qui souffre de la n\u00e9cessit\u00e9 et, \u00e0 partir de cette situation d&#8217;abandon, pose la question : que puis-je faire ? C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment la capacit\u00e9 de compassion qui le rend sensible aux besoins de l&#8217;autre et conduit \u00e0 une pratique de l&#8217;amour. Le n\u00e9cessiteux devient la mesure sp\u00e9cifique d&#8217;un amour sans limites, expression et v\u00e9rification de l&#8217;amour de Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u00e9sus fait de l&#8217;amour de l&#8217;autre une question altruiste (poser la question \u00e0 partir du besoin de l&#8217;autre) et non une observation \u00e9gocentrique (comment puis-je aider l&#8217;autre \u00e0 partir de ma situation confortable de non-n\u00e9cessiteux). Ainsi, la justice a son origine en Dieu. L&#8217;amour, la v\u00e9rit\u00e9 et la justice sont une unit\u00e9 en Dieu. \u00ab L&#8217;amour \u2013 <em>caritas<\/em> \u2013 est une force extraordinaire, qui pousse les personnes \u00e0 s&#8217;engager avec courage et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, dans le domaine de la justice et de la paix \u00bb (<em>Caritas in veritate<\/em> n.1). L&#8217;amour prend forme op\u00e9rationnelle dans la justice. Si, d&#8217;une part, la justice ne peut \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de la charit\u00e9 (<em>Populorum progressio<\/em> n.22), d&#8217;autre part, elle est le premier chemin de la charit\u00e9 : reconna\u00eetre et respecter les droits des individus et des peuples ! (<em>Caritas in veritate<\/em> n.6). La justice qui d\u00e9coule de l&#8217;amour de Dieu est le fondement de la justice sociale et de l&#8217;option pour les marginalis\u00e9s, les sans-d\u00e9fense et les exclus de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2 L&#8217;enseignement social de l&#8217;\u00c9glise<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;<em>Enseignement Social de l&#8217;\u00c9glise<\/em> (Doctrine Sociale de l&#8217;\u00c9glise) est l&#8217;\u00e9laboration syst\u00e9matique de la pr\u00e9occupation du Magist\u00e8re pour les probl\u00e8mes sociaux, explicitant les obligations sociales. C&#8217;est-\u00e0-dire, le devoir chr\u00e9tien de coop\u00e9rer \u00e0 la construction d&#8217;un monde humain et juste (<em>Gaudium et Spes<\/em>, n.34, 43, 72 ; <em>Octogesima Adveniens<\/em>, n.24).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le document inaugural est l&#8217;encyclique <em>Rerum Novarum<\/em> du pape L\u00e9on XIII, publi\u00e9e le 15 mai 1891. C&#8217;est la premi\u00e8re fois qu&#8217;un document du Magist\u00e8re est enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 la \u00ab question sociale \u00bb. L&#8217;\u00c9glise se penche sur les probl\u00e8mes qui affligent les pauvres. Son contexte est celui d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment transform\u00e9e par la R\u00e9volution Industrielle : r\u00e9volution <em>socio\u00e9conomique<\/em>, avec l&#8217;\u00e9mergence et la consolidation de l&#8217;industrie ; <em>politique<\/em>, par le renforcement des \u00c9tats-nations ; <em>scientifique<\/em>, par l&#8217;approfondissement de la connaissance alli\u00e9e \u00e0 la technique ; <em>philosophique<\/em>, fond\u00e9e sur la pens\u00e9e de la raison \u00e9clair\u00e9e et l&#8217;\u00e9mergence de la subjectivit\u00e9. \u00c0 la fin du XIXe si\u00e8cle, l&#8217;\u00c9glise se trouve face au capitalisme et au socialisme marxiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Liste des principaux documents de la Doctrine Sociale de l&#8217;\u00c9glise (DSE) par ordre chronologique :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Rerum Novarum<\/em> (RN) : L\u00e9on XIII, 1891.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Quadragesimo anno<\/em> (QA) : Pie XI, 1931.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Radiomessage <em>A solennit\u00e0<\/em> : Pie XII, 1941.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Mater et Magistra<\/em> (MM) : Jean XXIII, 1961.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pacem in Terris<\/em> (PT) : Jean XXIII, 1963.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Constitution Pastorale <em>Gaudium et Spes<\/em> : Concile Vatican II, 1965.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9claration <em>Dignitatis Humanae<\/em> : Concile Vatican II, 1965.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Populorum Progressio<\/em> (PP) : Paul VI, 1967.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Octogesima adveniens<\/em> (OA) : Paul VI, 1971.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Justice dans le monde : Synode des \u00c9v\u00eaques, 1971.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> (SRS) : Jean-Paul II, 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Laborem Exercens<\/em> (LE) : Jean-Paul II, 1981.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Centesimus Annus<\/em> (CA) : Jean-Paul II, 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Caritas in veritate<\/em> (CV) : Beno\u00eet XVI, 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Compendium de la Doctrine Sociale de l&#8217;\u00c9glise (CSDC) : Conseil Pontifical pour la Justice et la Paix, 2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Am\u00e9rique Latine et dans les Cara\u00efbes, les documents des Assembl\u00e9es de la Conf\u00e9rence de l&#8217;\u00c9piscopat Latino-am\u00e9ricain (CELAM) \u00e0 Medell\u00edn (1968), Puebla (1979), Saint-Domingue (1992) et Aparecida (2007) offrent des \u00e9l\u00e9ments pour la pens\u00e9e sociale. Ce sont des textes caract\u00e9ris\u00e9s par le proph\u00e9tisme, l&#8217;option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les pauvres, la d\u00e9fense et la promotion de la dignit\u00e9 humaine. La condition fondamentale de la v\u00e9ritable lib\u00e9ration est la d\u00e9passement de toutes les formes d&#8217;esclavage. L&#8217;\u00c9vangile doit \u00e9clairer l&#8217;engagement pour la lib\u00e9ration de chaque homme et de tous les hommes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Document d&#8217;Aparecida a d\u00e9velopp\u00e9 des orientations pour un agenda social (n.347-546.) : globalisation de la solidarit\u00e9 et de la justice, l&#8217;engagement avec les nouveaux visages du Christ (sans-abri, migrants, malades, toxicomanes, prisonniers) ; engagement pour la d\u00e9fense de la famille et de la vie humaine (enfance, jeunesse, personnes \u00e2g\u00e9es, femmes) ; la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une pastorale de la communication sociale ; une pr\u00e9sence plus efficace et proph\u00e9tique dans la politique ; engagement de solidarit\u00e9 avec les peuples indig\u00e8nes et afrodescendants. La th\u00e9ologie de la lib\u00e9ration offre \u00e9galement une contribution inestimable \u00e0 la r\u00e9flexion et \u00e0 la praxis sociale des chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3 Principes permanents<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/strong>Au cours des diff\u00e9rentes \u00ab encycliques sociales \u00bb publi\u00e9es depuis <em>Rerum Novarum<\/em> jusqu&#8217;\u00e0 nos jours \u2013 et malgr\u00e9 les changements survenus pendant cette m\u00eame p\u00e9riode \u2013 se r\u00e9p\u00e8tent un ensemble de principes \u00e9thiques qui forment l&#8217;essence de la <em>pens\u00e9e sociale<\/em> de l&#8217;\u00c9glise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout d&#8217;abord, nous trouvons l&#8217;affirmation solennelle de la <em>dignit\u00e9 sacr\u00e9e de l&#8217;\u00eatre humain<\/em>, de chaque homme et femme. Le noyau de l&#8217;anthropologie biblique est la ressemblance de l&#8217;\u00eatre humain \u00e0 son cr\u00e9ateur (Gn 1,26-28 ; cf. Sg 2,23 ; Si 17,3). Et, comme <em>image et ressemblance<\/em> de Dieu, il se r\u00e9v\u00e8le de mani\u00e8re parfaite et compl\u00e8te dans la personne de J\u00e9sus-Christ, vrai Dieu et vrai homme (2 Corinthiens 4,4 ; Col 1,15).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette dignit\u00e9 est la racine des droits humains et doit \u00eatre proclam\u00e9e et d\u00e9fendue contre tous les types d&#8217;agression. Par cons\u00e9quent, seule la reconnaissance de la dignit\u00e9 humaine est la condition de possibilit\u00e9 d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 juste. En ce sens, le v\u00e9ritable progr\u00e8s est compris comme un d\u00e9veloppement int\u00e9gral de la transition de conditions \u00ab moins humaines \u00bb \u00e0 des conditions \u00ab plus humaines \u00bb ; c&#8217;est-\u00e0-dire, le d\u00e9veloppement authentique n&#8217;est pas mesur\u00e9 uniquement, ni principalement, par la quantit\u00e9, mais surtout par la qualit\u00e9 ; et cela signifie le devoir de solidarit\u00e9, de justice sociale et de charit\u00e9 universelle et internationale (<em>Mater et Magistra<\/em> n.97-103 ; <em>Pacem in Terris<\/em> n.123 ; <em>Populorum Progressio<\/em> n.65 ; <em>Laborem Exercens<\/em> n.15 ; <em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> n.44). \u00ab La foi chr\u00e9tienne s&#8217;occupe du d\u00e9veloppement en comptant uniquement sur le Christ, auquel toute v\u00e9ritable vocation au d\u00e9veloppement humain int\u00e9gral doit se r\u00e9f\u00e9rer \u00bb (<em>Caritas in veritate<\/em> n.18).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;exigence du bien commun est l&#8217;une des principales cl\u00e9s de l&#8217;\u00e9thique sociale, car ses exigences sont le crit\u00e8re de la justice sociale ; le bien commun est compris comme l&#8217;ensemble des conditions de vie sociale avec lesquelles les hommes et les femmes, les familles, les associations et les peuples peuvent atteindre, avec une plus grande pl\u00e9nitude et plus facilement, leur propre r\u00e9alisation. Le principe d&#8217;\u00e9quit\u00e9 \u2013 le soin particulier aux plus vuln\u00e9rables de la soci\u00e9t\u00e9 \u2013 est inclus dans le principe du bien commun, de sorte que le bien de tous a un correspondant privil\u00e9gi\u00e9 (<em>Rerum Novarum<\/em> n.24, 25 ; <em>Quadragesimo Anno<\/em> n.110 ; <em>Mater et Magistra<\/em> n.65 ; <em>Pacem in Terris<\/em> n.53-66 ; <em>Gaudium et Spes<\/em> n.74 ; <em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> n.42, 43).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le principe de <em>subsidiarit\u00e9<\/em> met en avant la dignit\u00e9 et la responsabilit\u00e9 de l&#8217;individu et des organismes interm\u00e9diaires, \u00e9vitant l&#8217;individualisme lib\u00e9ral et le totalitarisme \u00e9tatique, car il favorise l&#8217;intervention de l&#8217;\u00c9tat pour le bien commun, facilitant l&#8217;initiative de l&#8217;individu et du groupe comme une contribution \u00e0 la communaut\u00e9 humaine (<em>Rerum novarum<\/em> n.26 ; <em>Quadragesimo anno<\/em> n.76-80 ; <em>Mater et Magistra<\/em> n.51-58).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le principe de <em>destination universelle des biens<\/em> pr\u00e9vaut sur le droit de propri\u00e9t\u00e9, car c&#8217;est la traduction du <em>bien commun<\/em> dans le domaine socio\u00e9conomique (<em>Rerum Novarum<\/em> n.16 ; <em>Quadragesimo Anno<\/em> n.45-50 ; <em>Populorum Progressio<\/em> n.23-24) \u00ab Dieu a destin\u00e9 la terre et tout ce qu&#8217;elle contient \u00e0 l&#8217;usage de tous les hommes et de tous les peuples (Gn 1,28-29), de sorte que les biens cr\u00e9\u00e9s doivent \u00eatre distribu\u00e9s \u00e9quitablement \u00e0 tous, selon la r\u00e8gle de la justice, ins\u00e9parable de la charit\u00e9 \u00bb (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.69). Le droit d&#8217;acc\u00e8s universel de tous \u00e0 l&#8217;utilisation des biens doit \u00eatre \u00e9quitablement garanti pour chaque individu (<em>Centesimus Annus<\/em> n.6). C&#8217;est un devoir social grave et urgent de les conduire \u00e0 leur fin (<em>Populorum Progressio<\/em> n.22).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On reconna\u00eet le droit \u00e0 la <em>propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e<\/em>, y compris les moyens de production, mais dans le contexte du principe primordial de la destination universelle des biens, car tous les autres droits lui sont subordonn\u00e9s (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.71). Toute propri\u00e9t\u00e9 des moyens de production a une fonction sociale et doit contribuer au bien commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le travail occupe une place essentielle et le centre de la question sociale (<em>Laborem Exercens<\/em> n.3). L&#8217;\u00eatre humain est le sujet du travail, de sorte que la priorit\u00e9 du travail sur le capital est affirm\u00e9e.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout travail humain proc\u00e8de imm\u00e9diatement de la personne, qui comme marque de son z\u00e8le les choses de la nature, et les soumet \u00e0 son domaine. C&#8217;est par son travail que l&#8217;homme soutient ordinairement sa propre vie et celle des siens ; par lui, il s&#8217;unit et sert ses fr\u00e8res, peut exercer une charit\u00e9 authentique et collaborer \u00e0 l&#8217;ach\u00e8vement de la cr\u00e9ation divine (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.67).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question salariale, la flexibilisation, la pr\u00e9carisation et le ch\u00f4mage figurent parmi les principales pr\u00e9occupations de la morale sociale. On rejette la r\u00e9duction du travail \u00e0 une simple marchandise ou \u00e0 une force anonyme, et l&#8217;on souligne la responsabilit\u00e9 de l&#8217;employeur directe et indirectement sur le travail. On appelle \u00e9galement \u00e0 la solidarit\u00e9 des hommes et des femmes au travail (<em>Quadragesimo anno<\/em> n.53 ; <em>Laborem Exercens<\/em> n.3, 6, 7, 8, 12, 16, 17). Le respect du principe de r\u00e9mun\u00e9ration juste est la mesure concr\u00e8te pour accomplir la <em>justice sociale<\/em> dans la relation entre le travailleur et l&#8217;employeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beno\u00eet XVI appelle \u00e0 l&#8217;universalisation du travail d\u00e9cent :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">un travail choisi librement, qui associe efficacement les travailleurs, hommes et femmes, au d\u00e9veloppement de leur communaut\u00e9 ; un travail qui, de cette mani\u00e8re, permette aux travailleurs d&#8217;\u00eatre respect\u00e9s sans aucune discrimination ; un travail qui permette de satisfaire les besoins des familles et de scolariser les enfants, sans que ceux-ci soient contraints de travailler ; un travail qui permette aux travailleurs de s&#8217;organiser librement et de faire entendre leur voix ; un travail qui laisse suffisamment de place pour retrouver ses propres racines au niveau personnel, familial et spirituel ; un travail qui assure aux travailleurs retrait\u00e9s une condition d\u00e9cente (<em>Caritas in veritate<\/em> n.63).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;\u00c9glise soutient les syndicats et les diverses luttes de la classe ouvri\u00e8re pour leurs droits (Compendium n.305). Les documents successifs ont cherch\u00e9 \u00e0 accompagner l&#8217;\u00e9volution des d\u00e9fis syndicaux qui sont apparus avec le capitalisme (<em>Rerum Novarum<\/em> n.34, 39-40 ; <em>Gaudium et Spes<\/em> n.68). Les organisations de travail sont les \u00ab protagonistes de la lutte pour la justice sociale \u00bb (<em>Laborem Exercens<\/em> n.20).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4 Domaines d&#8217;application<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4.1 \u00c9conomie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pape Fran\u00e7ois a une vision critique-proph\u00e9tique de l&#8217;\u00e9conomie contemporaine. \u00ab Nous vivons dans une \u00e9conomie d&#8217;exclusion et d&#8217;in\u00e9galit\u00e9. Cette \u00e9conomie tue ! \u00bb (<em>Evangelii Gaudium<\/em>, n.53). Reprenant un th\u00e8me important de la th\u00e9ologie de la lib\u00e9ration, l&#8217;\u00c9glise condamne l&#8217;idol\u00e2trie de l&#8217;argent. \u00ab Nous avons cr\u00e9\u00e9 de nouveaux idoles. L&#8217;adoration du veau d&#8217;or (cf. Ex 32,1-35) a trouv\u00e9 une version nouvelle et cruelle du f\u00e9tichisme de l&#8217;argent et de la dictature de l&#8217;\u00e9conomie sans visage et sans objectif v\u00e9ritablement humain \u00bb (<em>Evangelii Gaudium<\/em> n.53). \u00ab Dans la vie \u00e9conomique et sociale doit \u00eatre respect\u00e9e et promue la dignit\u00e9 de la personne humaine, sa vocation et le bien de toute la soci\u00e9t\u00e9. Parce que l&#8217;homme est l&#8217;auteur, le centre et la fin de toute vie \u00e9conomico-sociale \u00bb (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.63).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;\u00e9conomie dans toutes ses extensions, est un secteur d&#8217;activit\u00e9 humaine. La relation entre \u00e9conomie et \u00e9thique est n\u00e9cessaire, m\u00eame si elles sont r\u00e9gul\u00e9es, chacune dans son domaine, par des principes propres. En r\u00e9alit\u00e9, pour Beno\u00eet XVI, \u00ab l&#8217;\u00e9conomie a besoin de l&#8217;\u00e9thique pour fonctionner correctement ; non pas n&#8217;importe quelle \u00e9thique, mais une \u00e9thique qui soit amie de la personne \u00bb (<em>Caritas in veritate<\/em> n.45). L&#8217;objectif de l&#8217;\u00e9conomie est de produire de la richesse et son accroissement est orient\u00e9 vers le d\u00e9veloppement global et solidaire de l&#8217;homme et de la soci\u00e9t\u00e9. Mais, \u00ab l&#8217;objectif principal de la production n&#8217;est pas seulement l&#8217;augmentation de la quantit\u00e9 de produits, ni le profit ou le pouvoir, mais le service de l&#8217;homme ; de l&#8217;homme int\u00e9gral, c&#8217;est-\u00e0-dire, en tenant compte de l&#8217;ordre de ses besoins mat\u00e9riels et des exigences de sa vie intellectuelle, morale, spirituelle et religieuse \u00bb (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.64).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9veloppement \u00e9conomique \u00ab ne doit pas \u00eatre laiss\u00e9 \u00e0 l&#8217;arbitraire de quelques individus ou groupes \u00e9conomiquement plus forts ou seulement de la communaut\u00e9 politique ou de quelques nations plus puissantes \u00bb (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.65). Les besoins des pauvres ne permettent pas de prolongation. Par cons\u00e9quent, ils doivent avoir la priorit\u00e9 sur les d\u00e9sirs des riches. Il existe des besoins \u00e9conomiques qui sont des droits humains fondamentaux (<em>Pacem in Terris<\/em> n.11). \u00ab Ce n&#8217;est pas une simple augmentation de la productivit\u00e9 ou du profit, ou du pouvoir, mais le service de l&#8217;homme int\u00e9gral \u00bb (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.64).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon Beno\u00eet XVI, il existe des initiatives dans le domaine \u00e9conomique qui indiquent qu&#8217;il \u00ab est possible de vivre des relations authentiquement humaines d&#8217;amiti\u00e9 et de camaraderie, de solidarit\u00e9 et de r\u00e9ciprocit\u00e9, m\u00eame dans le domaine de l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique \u00bb (<em>Caritas in veritate<\/em> n.36). Il existe quelques exemples : fonds d&#8217;investissement \u00e9thique, microcr\u00e9dits (<em>Caritas in veritate<\/em> n.45 et 65), coop\u00e9ratives de consommation (n.66) et l&#8217;\u00e9conomie civile et de communion (n.46). En r\u00e9alit\u00e9, chaque entreprise devrait \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9e par la capacit\u00e9 de servir le bien commun de la soci\u00e9t\u00e9 par la production et la fourniture de biens et de services utiles et n\u00e9cessaires aux personnes. Elle doit cr\u00e9er de la richesse pour toute la soci\u00e9t\u00e9, non seulement pour l&#8217;entrepreneur (Compendium<em>,<\/em> n.344).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4.2 Politique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La personne humaine est le fondement et l&#8217;objectif de la coexistence politique (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.25). La communaut\u00e9 politique provient de la nature des personnes et existe pour obtenir le bien commun, qui serait autrement inatteignable (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.74). Cependant, pour aider \u00e0 la transformation d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 injuste, les chr\u00e9tiens doivent participer \u00e0 la politique. \u00ab Bien que l&#8217;ordre juste de la soci\u00e9t\u00e9 et de l&#8217;\u00c9tat soit le devoir central de la politique, l&#8217;\u00c9glise ne peut ni ne doit \u00eatre \u00e9cart\u00e9e de la lutte pour la justice \u00bb (<em>Evangelii Gaudium<\/em> n.183 ; <em>Deus caritas est<\/em> n.28). Le message biblique inspire l&#8217;engagement chr\u00e9tien : \u00ab la politique est une forme d&#8217;adoration \u00e0 Dieu \u00bb (<em>Puebla<\/em> n.521).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la soci\u00e9t\u00e9 <em>politique<\/em>, les valeurs de <em>l&#8217;\u00e9galit\u00e9<\/em> et de <em>la participation<\/em> dans une structure <em>d\u00e9mocratique<\/em> (d\u00e9mocratie) se distinguent comme exigences \u00e9thiques, car elles correspondent mieux \u00e0 la dignit\u00e9 et au sens de responsabilit\u00e9 du citoyen (<em>Mater et Magistra<\/em> n.83 ; <em>Octogesima adveniens<\/em> n.24, 26, 30-35 ; <em>Pacem in terris<\/em> n.159 ; <em>Sollicitudo rei socialis<\/em> n.20-21).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;autorit\u00e9 politique est n\u00e9cessaire en fonction des t\u00e2ches qui lui sont confi\u00e9es et doit \u00eatre un composant positif et irrempla\u00e7able de la coexistence civile (<em>Pacem in Terris<\/em> n.279). Cette autorit\u00e9 doit garantir l&#8217;harmonie sociale, sans remplacer l&#8217;activit\u00e9 libre des individus et des groupes, mais en l&#8217;orientant, dans le respect et la protection de l&#8217;ind\u00e9pendance des sujets individuels et sociaux pour la r\u00e9alisation du bien commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sujet de l&#8217;autorit\u00e9 politique est le peuple consid\u00e9r\u00e9, dans son ensemble, comme le titulaire de la souverainet\u00e9. Par cons\u00e9quent, l&#8217;\u00c9glise observe avec sympathie le syst\u00e8me de la d\u00e9mocratie, car il assure la participation des citoyens et garantit la possibilit\u00e9 de choisir leurs dirigeants ou de les remplacer (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.75). \u00ab C&#8217;est une exigence de la dignit\u00e9 humaine que chacun puisse, de plein droit, s&#8217;engager dans la vie publique \u00bb (<em>Pacem in Terris<\/em> n.73). Une d\u00e9mocratie authentique n&#8217;est possible que dans un \u00c9tat de droit et fond\u00e9e sur une conception correcte de la personne humaine (<em>Centesimus Annus<\/em> n.46). \u00c0 cet \u00e9gard, les <em>partis politiques<\/em> ont pour fonction de promouvoir la participation et l&#8217;acc\u00e8s de tous aux responsabilit\u00e9s publiques et d&#8217;orienter la soci\u00e9t\u00e9 vers le bien commun (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.75). Un autre instrument de participation politique est le <em>r\u00e9f\u00e9rendum<\/em>, dans lequel se r\u00e9alise une forme directe d&#8217;\u00e9lections politiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;\u00c9glise et la communaut\u00e9 politique, bien que toutes deux s&#8217;expriment par des structures organisationnelles visibles, sont de nature diff\u00e9rente, que ce soit par leur configuration ou par la finalit\u00e9 poursuivie : \u00ab dans le domaine qui leur est propre, la communaut\u00e9 politique et l&#8217;\u00c9glise sont ind\u00e9pendantes et autonomes \u00bb (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.76). Pour cette raison, l&#8217;\u00c9glise maintient son <em>autonomie vis-\u00e0-vis des id\u00e9ologies<\/em>. Tout syst\u00e8me, selon lequel les relations sociales sont enti\u00e8rement d\u00e9termin\u00e9es par des facteurs \u00e9conomiques, est contraire \u00e0 la nature humaine (Cat\u00e9chisme n.2423-2425). On rejette l&#8217;<em>id\u00e9ologie lib\u00e9rale (lib\u00e9ralisme, capitalisme)<\/em> pour son mat\u00e9rialisme pratique (mauvaise hi\u00e9rarchie des valeurs), ainsi que l&#8217;<em>id\u00e9ologie marxiste (marxisme)<\/em> pour son mat\u00e9rialisme dialectique (vision erron\u00e9e de r\u00e9duire l&#8217;\u00eatre humain \u00e0 un r\u00e9sultat des relations \u00e9conomiques).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4.3 Question environnementale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question morale consid\u00e8re la nature comme \u00ab expression d&#8217;un dessein d&#8217;amour et de v\u00e9rit\u00e9 \u00bb (<em>Caritas in veritate<\/em> n.48). L&#8217;environnement a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par Dieu \u00e0 tous, constituant son usage une responsabilit\u00e9 que nous avons envers les pauvres, les g\u00e9n\u00e9rations futures et toute l&#8217;humanit\u00e9 (&#8230;). Lorsque cette perspective manque, l&#8217;homme finit par consid\u00e9rer la nature comme un tabou intouchable ou, au contraire, en abuse. Ni l&#8217;une ni l&#8217;autre attitude ne correspond \u00e0 la vision chr\u00e9tienne de la nature, fruit de la cr\u00e9ation de Dieu (<em>Caritas in veritate<\/em> n.48).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face aux changements climatiques, \u00e0 l&#8217;extinction de la biodiversit\u00e9 et \u00e0 la pollution, les questions li\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9servation de l&#8217;environnement doivent prendre en compte les <em>questions \u00e9nerg\u00e9tiques<\/em>. Le d\u00e9veloppement doit \u00eatre fond\u00e9 \u00ab sur la reconnaissance plus urgente des limites des ressources naturelles, dont certaines sont non renouvelables. Les utiliser comme si elles \u00e9taient in\u00e9puisables, avec un contr\u00f4le absolu, compromet gravement leur disponibilit\u00e9 non seulement pour la g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9sente, mais surtout pour les g\u00e9n\u00e9rations futures \u00bb (<em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> n.34).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La communaut\u00e9 internationale a le devoir de trouver des formes institutionnelles pour r\u00e9guler l&#8217;exploitation des ressources non renouvelables, \u00e9galement avec la participation des pays pauvres, afin qu&#8217;ils puissent planifier conjointement l&#8217;avenir. Cette responsabilit\u00e9 est globale, car elle ne concerne pas seulement l&#8217;\u00e9nergie, mais toute la cr\u00e9ation, puisque nous ne devons pas priver les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations de ressources (<em>Caritas in veritate<\/em> n.50). En somme, un v\u00e9ritable changement de mentalit\u00e9 est n\u00e9cessaire pour nous amener \u00e0 adopter de nouveaux styles de vie (<em>Centesimus Annus<\/em> n.36).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une sorte d&#8217;\u00e9cologie humaine est requise, entendue dans son juste sens (<em>Caritas in veritate<\/em> n.51). Le document d&#8217;Aparecida pr\u00e9sente des propositions en ce sens : approfondir la pr\u00e9sence pastorale dans les populations les plus fragiles et menac\u00e9es par le d\u00e9veloppement pr\u00e9dateur, et les soutenir dans leurs efforts pour atteindre une distribution \u00e9quitable des terres, de l&#8217;eau et des espaces urbains ; rechercher un mod\u00e8le de d\u00e9veloppement alternatif int\u00e9gral et solidaire bas\u00e9 sur une \u00e9thique incluant la responsabilit\u00e9 pour une authentique \u00e9cologie naturelle et humaine, fond\u00e9e sur l&#8217;\u00e9vangile de la justice, de la solidarit\u00e9 et de la destination universelle des biens (Aparecida n.474).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>5 La solidarit\u00e9 comme proposition \u00e9thique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La morale sociale pr\u00e9sente la solidarit\u00e9 humaine comme une exigence inali\u00e9nable (<em>Gaudium et Spes<\/em> n.12-32 ; <em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> n.38-40). La solidarit\u00e9 est l&#8217;expression humaine de la responsabilit\u00e9 sociale de l&#8217;individu et de la soci\u00e9t\u00e9 envers l&#8217;autre et entre tous. Par cons\u00e9quent, la solidarit\u00e9 est consid\u00e9r\u00e9e comme une exigence humaine, car chaque individu est un \u00eatre social, fait partie d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 et la r\u00e9alisation de l&#8217;individu implique n\u00e9cessairement la r\u00e9alisation de chacun. Vivre c&#8217;est coexister.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La solidarit\u00e9 devient une condition d&#8217;existence pour tous. On ne tend pas la main (d&#8217;en haut) \u00e0 celui qui est en bas, mais on marche aux c\u00f4t\u00e9s de l&#8217;autre ; ce n&#8217;est pas une vision verticaliste de la soci\u00e9t\u00e9, mais horizontale, o\u00f9 l&#8217;on ne tend pas une main paternaliste d&#8217;un groupe social \u00e0 un autre, mais on serre la main de l&#8217;autre en reconnaissance de la m\u00eame dignit\u00e9. C&#8217;est pourquoi la <em>solidarit\u00e9<\/em> ne signifie pas donner ce que l&#8217;on a en trop, mais est une expression de l&#8217;amour pour son prochain. L&#8217;autre devient un prochain lorsque quelqu&#8217;un s&#8217;en approche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concept de <em>solidarit\u00e9<\/em> occupe une place privil\u00e9gi\u00e9e dans la vision chr\u00e9tienne. La Sainte \u00c9criture est le r\u00e9cit de l&#8217;histoire solidaire de Dieu avec l&#8217;humanit\u00e9 et la condition humaine de cr\u00e9ature, signifiant un d\u00e9passement de la simple d\u00e9pendance par la responsabilit\u00e9 dans un contexte dialogal entre Dieu et l&#8217;humanit\u00e9. Autrement dit, la communaut\u00e9 divine (le myst\u00e8re de la <em>Trinit\u00e9<\/em>) se r\u00e9v\u00e8le comme communion avec l&#8217;humanit\u00e9 en la personne de <em>J\u00e9sus<\/em>, le <em>Christ<\/em>, et invite l&#8217;\u00eatre humain \u00e0 partager une vie en union commune avec le divin et entre eux. L&#8217;exp\u00e9rience de la solidarit\u00e9 divine devient une responsabilit\u00e9 \u00e9thique de solidarit\u00e9 dans les relations interpersonnelles et leur structuration en institutions (Jn 13, 34-35).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La solidarit\u00e9, explique Jean-Paul II, n&#8217;est pas un sentiment superficiel face aux maux subis par tant de personnes, proches ou \u00e9loign\u00e9es. Au contraire, c&#8217;est la d\u00e9termination ferme et pers\u00e9v\u00e9rante de s&#8217;engager pour le <em>bien commun<\/em> ; c&#8217;est-\u00e0-dire, pour le bien de tous et de chacun, afin que nous soyons tous v\u00e9ritablement responsables les uns des autres (<em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> n.38).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette compr\u00e9hension de la <em>solidarit\u00e9<\/em> a des racines bibliques profondes. \u00ab Le Seigneur dit \u00e0 Ca\u00efn : O\u00f9 est Abel, ton fr\u00e8re ? Il r\u00e9pondit : Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon fr\u00e8re ? \u00bb (Gen\u00e8se 4,9). La r\u00e9ponse de Ca\u00efn contraste fortement avec l&#8217;affirmation de J\u00e9sus : \u00ab En v\u00e9rit\u00e9, je vous le dis, chaque fois que vous l&#8217;avez fait \u00e0 l&#8217;un de ces plus petits de mes fr\u00e8res, c&#8217;est \u00e0 moi que vous l&#8217;avez fait \u00bb (Mt 25,40). Ainsi, alors que Ca\u00efn nie son propre fr\u00e8re, J\u00e9sus s&#8217;identifie aux membres les plus faibles de la soci\u00e9t\u00e9, devenant leur fr\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une soci\u00e9t\u00e9 mondialis\u00e9e, \u00e9crit Beno\u00eet XVI, le sens chr\u00e9tien de la solidarit\u00e9 doit \u00eatre global.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La solidarit\u00e9 universelle est pour nous non seulement un fait et un b\u00e9n\u00e9fice, mais aussi un devoir. Aujourd&#8217;hui, de nombreuses personnes ont tendance \u00e0 pr\u00e9tendre qu&#8217;elles ne doivent rien \u00e0 personne, si ce n&#8217;est \u00e0 elles-m\u00eames. Se consid\u00e9rant comme titulaires uniquement de droits, elles se heurtent souvent \u00e0 de forts obstacles pour m\u00fbrir une responsabilit\u00e9 dans le cadre du d\u00e9veloppement int\u00e9gral propre et de celui des autres (<em>Caritas in veritate<\/em> n.43).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<strong>6 Les droits humains comme un d\u00e9fi urgent<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0La prise de conscience croissante des droits fondamentaux de la personne humaine en tant qu&#8217;expression juridique et politique de la dignit\u00e9 de l&#8217;\u00eatre humain a une formulation privil\u00e9gi\u00e9e dans la <em>D\u00e9claration Universelle des Droits de l&#8217;Homme<\/em>, adopt\u00e9e par l&#8217;<em>Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies<\/em> \u00e0 Paris en 1948. Cette D\u00e9claration est un v\u00e9ritable jalon culturel dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanit\u00e9, en affirmant que \u00ab tous les \u00eatres humains naissent libres et \u00e9gaux en dignit\u00e9 et en droits \u00bb (article 1) et que ces droits appartiennent \u00e0 \u00ab toute personne, sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d&#8217;opinion politique ou de toute autre opinion, d&#8217;origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation \u00bb (article 2).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette proclamation met en avant les droits qui correspondent \u00e0 la personne humaine en tant que telle et sont donc logiquement et historiquement ant\u00e9rieurs \u00e0 l&#8217;<em>\u00c9tat<\/em>. Ainsi, l&#8217;<em>\u00c9tat<\/em> ne conf\u00e8re pas ces droits, mais doit simplement et n\u00e9cessairement les reconna\u00eetre. Ces droits sont inali\u00e9nables car ils correspondent aux conditions de base qui permettent la r\u00e9alisation de l&#8217;individu dans la soci\u00e9t\u00e9 ou d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 form\u00e9e par des individus et, par cons\u00e9quent, appartiennent \u00e0 la m\u00eame nature humaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la pens\u00e9e pontificale, le d\u00e9veloppement authentique de la soci\u00e9t\u00e9 repose sur le respect et la promotion des droits humains. \u00ab Un type de d\u00e9veloppement qui ne respecterait pas et ne promouvoirait pas les droits humains, personnels et sociaux, \u00e9conomiques et politiques, y compris les droits des nations populaires, ne serait pas v\u00e9ritablement digne de l&#8217;homme. (&#8230;) Les <em>peuples<\/em> comme les personnes doivent jouir d&#8217;une \u00e9galit\u00e9 fondamentale \u00bb (<em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> n.33).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Actuellement, l&#8217;\u00c9glise consid\u00e8re que la d\u00e9fense des droits humains en tant qu&#8217;expression de la dignit\u00e9 inali\u00e9nable de chaque \u00eatre humain fait partie int\u00e9grante de sa mission \u00e9vang\u00e9lisatrice. En fait, les \u00e9v\u00eaques latino-am\u00e9ricains ont proclam\u00e9 solennellement :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">nous nous sentons contraints de r\u00e9aliser, par tous les moyens, ce qui peut \u00eatre l&#8217;imp\u00e9ratif originel de cette heure de Dieu, sur notre continent : une profession audacieuse de christianisme et une promotion efficace de la dignit\u00e9 humaine et de ses fondements divins, pr\u00e9cis\u00e9ment parmi ceux qui en ont le plus besoin, soit parce qu&#8217;ils la m\u00e9prisent, soit surtout parce qu&#8217;en souffrant ce m\u00e9pris, ils cherchent \u2013 peut-\u00eatre \u00e0 t\u00e2tons \u2013 la libert\u00e9 des enfants de Dieu et l&#8217;av\u00e8nement de l&#8217;homme nouveau en J\u00e9sus-Christ (Puebla n.320).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La responsabilit\u00e9 d&#8217;une r\u00e9flexion sur les droits humains des oubli\u00e9s de l&#8217;histoire est cruciale pour que ce discours ait la l\u00e9gitimit\u00e9 d&#8217;une <em>\u00e9thique universelle<\/em>, car sinon l&#8217;horizon des droits humains ne s&#8217;applique qu&#8217;\u00e0 certains dans la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>7 Une relecture de l&#8217;option pour les pauvres<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9occupation pour les pauvres et les exploit\u00e9s sociaux est l&#8217;une des racines les plus profondes de la morale sociale. La cause des marginalis\u00e9s confirme la mission et le service de l&#8217;\u00c9glise comme preuve de sa fid\u00e9lit\u00e9 au Christ, pour \u00eatre v\u00e9ritablement l&#8217;\u00c9glise des pauvres (<em>Laborem Exercens<\/em> n.8). Le pape Fran\u00e7ois proclame une \u00ab \u00c9glise pauvre pour les pauvres \u00bb (<em>Evangelii Gaudium<\/em> n.198), car \u00ab pour l&#8217;\u00c9glise, l&#8217;option pour les pauvres est plus une cat\u00e9gorie th\u00e9ologique que culturelle, sociologique, politique ou philosophique [&#8230;] comprise comme une forme sp\u00e9ciale de primaut\u00e9 dans la pratique de la charit\u00e9 chr\u00e9tienne, attest\u00e9e par toute la Tradition de l&#8217;\u00c9glise \u00bb (<em>Evangelii Gaudium<\/em> n.199).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La vision chr\u00e9tienne particuli\u00e8re, qui soutient et \u00e9claire les droits et devoirs humains, trouve dans l&#8217;<em>option pour les pauvres<\/em> sa v\u00e9rification de l&#8217;authenticit\u00e9 radicale (<em>Th\u00e9ologie de la Lib\u00e9ration<\/em>). Le but de l&#8217;option pour les pauvres est leur personnalisation dans la soci\u00e9t\u00e9 car elle consiste principalement en une relation, une alliance, un engagement \u00e0 leur sort. Cette alliance avec les perdants de l&#8217;histoire (et aussi leurs victimes) est, en quelque sorte, perdre sa propre vie. On sauve le pauvre de sa carence et celui qui opte est lib\u00e9r\u00e9 de son ali\u00e9nation. Ce qui sauve, c&#8217;est la transcendance impliqu\u00e9e dans la relation : sortir de soi-m\u00eame et respectueusement aller vers l&#8217;autre, et, dans cette double transcendance, la plus grande transcendance de laisser agir l&#8217;Esprit, de reconna\u00eetre J\u00e9sus dans le pauvre, et de r\u00e9aliser le plan du P\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette option n&#8217;est pas diff\u00e9rente de celle pour l&#8217;humanit\u00e9, mais consiste pr\u00e9cis\u00e9ment en la voie concr\u00e8te pour la rendre efficace. Dieu, en J\u00e9sus, \u00e9tablit une alliance avec toute l&#8217;humanit\u00e9 et, en premier lieu, avec les pauvres, car en eux cette humanit\u00e9 n&#8217;est pas reconnue, par manque de ce que la culture actuelle consid\u00e8re comme pr\u00e9cieux et digne d&#8217;\u00eatre humain. Ainsi, en optant pour ceux qui, selon ce paradigme humain dominant, n&#8217;ont pas de valeur, Dieu montre clairement que son choix est pour l&#8217;humanit\u00e9 et que cette condition est inh\u00e9rente \u00e0 chaque \u00eatre humain. \u00ab Les pauvres sont les destinataires privil\u00e9gi\u00e9s de l&#8217;\u00c9vangile \u00bb (<em>Evangelii Gaudium<\/em> n.48).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dieu, en les reconnaissant (Mt 25, 31-46), montre qu&#8217;il n&#8217;est pas le Dieu des sages ou des riches ou des puissants, mais bien le Dieu des \u00eatres humains. Mais il proclame aussi que l&#8217;individu n&#8217;atteint pas la cat\u00e9gorie de personne humaine par la possession de ces attributs. En d&#8217;autres termes, comme les pauvres ont tendance \u00e0 se sentir non-humains en int\u00e9riorisant l&#8217;\u00e9valuation n\u00e9gative de la culture dominante, Dieu, en optant pour eux, certifie leur condition humaine et leur permet de l&#8217;assumer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pauvre qui accepte cette relation avec Dieu ne se sent pas exclu, mais reconnu. Cette acceptation est la source de la vie, car elle lui permet de faire face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et de se relier aux autres en elle. La r\u00e9signation n&#8217;a plus sa place, car la d\u00e9couverte du respect pour soi-m\u00eame s&#8217;ouvre vers l&#8217;autre et l&#8217;engagement envers la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celui d&#8217;un autre groupe social qui opte pour les pauvres entre dans une relation qui signifie se donner. Se donner pr\u00e9suppose cr\u00e9er les conditions d&#8217;\u00e9galit\u00e9. C&#8217;est la logique de l&#8217;incarnation : J\u00e9sus ne s&#8217;accroche pas \u00e0 sa condition divine, mais se d\u00e9pouille de tous les privil\u00e8ges, devenant semblable aux \u00eatres humains (Phil 2,6-7). Ainsi, se donner soi-m\u00eame inclut \u00e9galement de donner ce que l&#8217;on a. C&#8217;est pourquoi J\u00e9sus dit \u00e0 celui qui veut le suivre de vendre tout ce qu&#8217;il a et de se donner aux pauvres (Mt 19,21). Cette option \u00ab est implicite dans la foi christologique en ce Dieu qui s&#8217;est fait pauvre pour nous, afin de nous enrichir de sa pauvret\u00e9 \u00bb (<em>Document d&#8217;Aparecida<\/em> : discours inaugural, n.3).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9passement de la pauvret\u00e9, comme expression de respect efficace pour toute personne humaine, exige un sujet universel. Le noyau de ce sujet universel est constitu\u00e9 par les pauvres eux-m\u00eames, mais les autres sont \u00e9galement n\u00e9cessaires pour soutenir et faciliter ce processus. L&#8217;int\u00e9gration des pauvres dans la soci\u00e9t\u00e9 en tant que sujet social est une condition n\u00e9cessaire, mais non suffisante, pour surmonter la pauvret\u00e9, car une alliance avec les non-pauvres est \u00e9galement n\u00e9cessaire pour qu&#8217;ils optent pour eux. Pour qu&#8217;\u00ab il n&#8217;y ait pas de pauvres parmi vous \u00bb (Dt 15,4) !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette option implique un redimensionnement de l&#8217;existence, personnelle et sociale, de ceux des autres groupes sociaux qui l&#8217;assument. C&#8217;est pourquoi la dynamique de l&#8217;option pour les pauvres tend \u00e0 la cr\u00e9ation d&#8217;une culture alternative. Ainsi, l&#8217;option pour les pauvres, qui commence comme une mani\u00e8re de sortir de soi-m\u00eame pour affirmer l&#8217;autre qui est ni\u00e9, qui commence par se vivre comme une perte et un sacrifice accompli en r\u00e9ponse \u00e0 la foi en Dieu qui fonde sa propre vie, devient progressivement une opportunit\u00e9 non seulement de radicale humanisation, mais aussi de progr\u00e8s en tant qu&#8217;\u00eatre culturel et m\u00eame de valorisation professionnelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour surmonter la pauvret\u00e9, et affirmer la dignit\u00e9 du pauvre, il est n\u00e9cessaire de redimensionner ce qui existe pour donner une place aux pauvres dans la soci\u00e9t\u00e9. Donner une place aux pauvres signifie un ajustement structurel si profond qu&#8217;il \u00e9quivaut \u00e0 configurer une nouvelle figure historique ; cela signifie renoncer \u00e0 de nombreux \u00e9l\u00e9ments du syst\u00e8me de bien-\u00eatre actuel ; renoncer, en premier lieu, \u00e0 ce consum\u00e9risme fr\u00e9n\u00e9tique et r\u00e9fr\u00e9ner la soif illimit\u00e9e de richesse et de pouvoir. En v\u00e9rit\u00e9,<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">tant que l&#8217;exclusion et l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 ne seront pas \u00e9limin\u00e9es au sein de la soci\u00e9t\u00e9 et entre les diff\u00e9rents peuples, il sera impossible d&#8217;\u00e9radiquer la violence (&#8230;). Lorsque la soci\u00e9t\u00e9 \u2013 locale, nationale ou mondiale \u2013 abandonne \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie une partie d&#8217;elle-m\u00eame, aucun programme politique, ni forces de l&#8217;ordre ou services de renseignement ne pourront garantir la tranquillit\u00e9 ind\u00e9finiment. Cela ne se produit pas seulement parce que l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 sociale provoque la r\u00e9action violente de ceux qui sont exclus du syst\u00e8me, mais parce que le syst\u00e8me social et \u00e9conomique est injuste dans sa racine. (&#8230;) Si chaque action a des cons\u00e9quences, un mal immerg\u00e9 dans les structures d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 contient toujours un potentiel de dissolution et de mort. C&#8217;est le mal cristallis\u00e9 dans les structures sociales injustes, \u00e0 partir duquel nous ne pouvons pas esp\u00e9rer un avenir meilleur. (<em>Evangelii Gaudium<\/em> n.59).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fondation de ce sens vital est la reconnaissance r\u00e9elle de l&#8217;autre dans l&#8217;acte de se reconna\u00eetre soi-m\u00eame (enfant de Dieu et fr\u00e8re de tous). Mais la reconnaissance positive des pauvres \u2013 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 la fois dans les relations structurelles et les relations personnelles \u2013 provoque une transformation si profonde dans sa propre vie, et est une nouveaut\u00e9 si radicale dans la figure historique actuelle, qu&#8217;elle ne peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e sans l&#8217;ouverture d&#8217;horizons tr\u00e8s motivants : sans un c\u0153ur de chair (cf. Os\u00e9e 6,6), il n&#8217;y aura jamais de <em>justice<\/em>, ni, par cons\u00e9quent, de vie humaine sur terre. C&#8217;est ce qui est en jeu dans l&#8217;option pour les pauvres. Par cons\u00e9quent, selon le pape Fran\u00e7ois, \u00ab personne ne doit dire qu&#8217;il est loin des pauvres parce que ses choix de vie impliquent de pr\u00eater plus d&#8217;attention \u00e0 d&#8217;autres t\u00e2ches. C&#8217;est une excuse fr\u00e9quente dans les milieux acad\u00e9miques, entrepreneuriaux ou professionnels, et m\u00eame eccl\u00e9siaux (&#8230;) personne ne peut se sentir dispens\u00e9 de la pr\u00e9occupation pour les pauvres et la justice sociale \u00bb (<em>Evangelii Gaudium<\/em> n.201). Il n&#8217;y aura de paix dans le monde que lorsqu&#8217;il y aura justice pour les pauvres (<em>Populorum progressio<\/em> n.76). La justice et la paix s&#8217;embrasseront ! (Ps 85).<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Tony Mifsud Buttigieg SJ.\u00a0<\/em>Universit\u00e9 Alberto Hurtado, Chili. Texte original en espagnol.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a08 R\u00e9f\u00e9rences Bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 possible d&#8217;opter seulement pour une r\u00e9f\u00e9rence bibliographique de ces textes pontificaux de la DSE. Ainsi, la liste est d\u00e9j\u00e0 au d\u00e9but du texte. Ce sont des documents de domaine universel. Tous sont disponibles sur Internet, ainsi que dans les diff\u00e9rentes versions des \u00e9diteurs r\u00e9partis sur tout le continent latino-am\u00e9ricain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Pour en savoir plus<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ALBUQUERQUE, Enrique. <em>Moral Social Chr\u00e9tienne : <\/em>penser et croire. Chemin de lib\u00e9ration et de justice. Madrid : San Pablo, 2006.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AGUIRRE, Rafael. <em>Royaume de Dieu et engagement \u00e9thique<\/em> : concepts fondamentaux d&#8217;\u00e9thique th\u00e9ologique. Petr\u00f3polis : Vozes, 1999. p.61-78.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CALLEJA, Jos\u00e9 Ignacio. <em>Moral Social Samaritain I<\/em> &#8211; Fondements et notions d&#8217;\u00e9thique \u00e9conomique chr\u00e9tienne. S\u00e3o Paulo : Paulinas, 2006.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">_______. <em>Moral Social Samaritain II<\/em> \u2013 Fondements et notions d&#8217;\u00e9thique politique chr\u00e9tienne. S\u00e3o Paulo : Paulinas, 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BRACKLEY, Dean. \u00c9thique sociale et \u00e9thique de la vie selon la pens\u00e9e du pape Beno\u00eet XVI. <em>Revista Agustiniana,<\/em> v.54, n.164\/165. p.369-395.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CAMACHO LARANA, Ildefonso. <em>Doctrine sociale de l&#8217;\u00c9glise<\/em> : approche historique. S\u00e3o Paulo : Loyola, 1995.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CASTILLO GUERRA, Jorge. Th\u00e9ologie de la migration : mobilit\u00e9 humaine et transformations th\u00e9ologiques. <em>Theologica Xaveriana<\/em>, v.63, n.176, juillet\/d\u00e9cembre 2013. p.367-401.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CONSEIL PONTIFICAL POUR LA JUSTICE ET LA PAIX. <em>Compendium de la Doctrine Sociale de l&#8217;\u00c9glise<\/em>. S\u00e3o Paulo : Paulinas, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FLECHA-ANDR\u00c9S, Jos\u00e9-Rom\u00e1n. <em>Moral Social.<\/em> Salamanque : S\u00edgueme, 2007.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GASDA, \u00c9lio. Caritas in veritate : \u00e9thique du Royaume face \u00e0 l&#8217;h\u00e9g\u00e9monie du capital. <em>REB<\/em> (Revue Eccl\u00e9siastique Br\u00e9silienne), v.70, n.280, octobre 2010. p.797-818.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GASDA, \u00c9lio. <em>Travail et capitalisme global<\/em> : actualit\u00e9 de la Doctrine Sociale de l&#8217;\u00c9glise. S\u00e3o Paulo : Paulinas, 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GALINDO GARC\u00cdA, \u00c1ngel. <em>Moral socio\u00e9conomique<\/em>. Madrid : BAC, 1996.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GONZ\u00c1LEZ, Antonio. <em>R\u00e8gne de Dieu et empire<\/em> : essai de th\u00e9ologie sociale. Santander : Sal Terrae, 2003.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GONZ\u00c1LEZ-CARVAJAL, Luis. <em>En d\u00e9fense des humili\u00e9s et offens\u00e9s<\/em> : les droits humains face \u00e0 la foi chr\u00e9tienne. Santander : Sal Terrae, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GONZ\u00c1LEZ FABRE, Raul. La r\u00e9forme du syst\u00e8me financier et mon\u00e9taire international : commentaire au Document Justice et Paix. <em>ICADE<\/em>, n.90, septembre\/d\u00e9cembre 2013. p.129-149.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">IBANEZ, Franklin. Repenser la justice \u00e0 partir de l&#8217;\u00e9cologie. <em>Miscel\u00e1nea Comillas<\/em>, v.70 n.137, 2012. p.357-372.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">KAMMER, Fred. <em>Foi-Justice en action :<\/em> une introduction \u00e0 la pens\u00e9e sociale catholique. S\u00e3o Paulo : Loyola, 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MANZONE, Gianni. La dignit\u00e9 de la personne humaine dans la doctrine sociale de l&#8217;\u00c9glise. <em>Teocomunica\u00e7\u00e3o,<\/em> v.40, n.3, septembre\/d\u00e9cembre 2010. p.289-306.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MIFSUD, Antony. <em>Moral de Discernement<\/em>. Tome IV. Santiago : San Pablo, 2003.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NEUTZLING, In\u00e1cio. (org.) <em>Bien commun et solidarit\u00e9<\/em>. Pour une \u00e9thique dans la soci\u00e9t\u00e9 et la politique du Br\u00e9sil. S\u00e3o Leopoldo : Unisinos, 2003.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">SOLS LUCIA, Jos\u00e9. (\u00e9d.) <em>La pens\u00e9e sociale chr\u00e9tienne ouverte au XXIe si\u00e8cle<\/em>. \u00c0 partir de l&#8217;encyclique Caritas in veritate. Santander : Sal Terrae, 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ZAMAGNI, Stefano. <em>Pour une \u00e9conomie du bien commun<\/em>. Madrid : Ciudad Nueva, 2012.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sommaire 1 \u00c9vangile : source de la pr\u00e9occupation sociale de l&#8217;\u00c9glise 2 L&#8217;enseignement social de l&#8217;\u00c9glise 3 Principes permanents 4 Domaines d&#8217;application 5 La solidarit\u00e9 comme proposition \u00e9thique 6 Les droits humains comme un d\u00e9fi urgent 7 Une relecture de l&#8217;option pour les pauvres 8 R\u00e9f\u00e9rences Bibliographiques \u00a01 \u00c9vangile : source de pr\u00e9occupation sociale de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1129],"tags":[],"class_list":["post-3243","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-theologie-moraleethique-theologique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3243","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3243"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3243\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3244,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3243\/revisions\/3244"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3243"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3243"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3243"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}