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{"id":3220,"date":"2024-06-03T13:51:20","date_gmt":"2024-06-03T16:51:20","guid":{"rendered":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3220"},"modified":"2024-06-03T16:14:18","modified_gmt":"2024-06-03T19:14:18","slug":"le-bien-commun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/?p=3220","title":{"rendered":"Le Bien Commun"},"content":{"rendered":"<p>Entendi, vou manter a estrutura HTML e a formata\u00e7\u00e3o conforme o original. Aqui est\u00e1 a tradu\u00e7\u00e3o do artigo em HTML para o franc\u00eas:<\/p>\n<p>&#8220;`html<br \/>\n<strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>1 D\u00e9finition<\/p>\n<p>2 Histoire<\/p>\n<p>2.1 Platon<\/p>\n<p>2.2 Aristote<\/p>\n<p>2.3 Cic\u00e9ron<\/p>\n<p>2.4 Augustin<\/p>\n<p>2.5 Thomas d&#8217;Aquin<\/p>\n<p>3 Magist\u00e8re eccl\u00e9sial catholique<\/p>\n<p>4 R\u00e9flexion th\u00e9ologique catholique<\/p>\n<p>4.1 Morale sociale<\/p>\n<p>4.2 Bio\u00e9thique<\/p>\n<p>4.3 \u00c9cologie<\/p>\n<p>5 Conclusion<\/p>\n<p>6 R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1 D\u00e9finition<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun concerne la r\u00e9alisation ultime des capacit\u00e9s individuelles, que ce soit en relation avec chaque individu en particulier ou avec le groupe. Le bien commun n&#8217;est pas la somme des biens souhait\u00e9s et recherch\u00e9s individuellement, ni ce qui concerne chacun dans la recherche d&#8217;obtenir ce qu&#8217;il d\u00e9sire. Le bien commun n&#8217;est m\u00eame pas ce que la collectivit\u00e9 impose de mani\u00e8re totalisante et qui ne consid\u00e8re pas ou \u00e9limine absolument l&#8217;attention \u00e0 chaque citoyen et \u00e0 l&#8217;autonomie individuelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tant dans le Nord du monde industrialis\u00e9 (WARD &amp; HIMES, 2014), que dans le Sud du monde en d\u00e9veloppement (OROBATOR, 2010), des in\u00e9galit\u00e9s injustes caract\u00e9risent le contexte social, \u00e9conomique et politique. En revanche, le bien commun est strictement li\u00e9 \u00e0 la justice sociale et \u00e0 l&#8217;\u00e9galit\u00e9. \u00c0 travers l&#8217;option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les pauvres, le bien commun est au service de la recherche d&#8217;une plus grande \u00e9galit\u00e9, par un engagement ferme et efficace pour r\u00e9duire et, esp\u00e9rons-le, \u00e9liminer la cause de l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 injuste et pour promouvoir le bien commun au niveau mondial.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la tradition et la r\u00e9flexion catholiques, le bien commun d\u00e9pend \u00e0 la fois de la foi chr\u00e9tienne, qui se pr\u00e9occupe du bien de chacun, et de la r\u00e9flexion rationnelle sur l&#8217;exp\u00e9rience humaine, partag\u00e9e par chacun, ind\u00e9pendamment de toute diff\u00e9rence culturelle, religieuse, linguistique, sociale et politique. De cette mani\u00e8re, le bien commun est \u00e0 la fois sp\u00e9cifique \u00e0 la tradition catholique chr\u00e9tienne et caract\u00e9ristique de l&#8217;exp\u00e9rience humaine, au-del\u00e0 de toute diff\u00e9rence historique, culturelle, religieuse, politique et sociale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la r\u00e9flexion contemporaine, le bien commun est d\u00e9fini de diff\u00e9rentes mani\u00e8res. En premier lieu, le bien commun est identifi\u00e9 au bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral, c&#8217;est-\u00e0-dire le plus grand bien possible pour un plus grand nombre de citoyens. Une telle d\u00e9finition reconna\u00eet l&#8217;influence de la pens\u00e9e utilitariste. Consid\u00e9rer le bien commun de cette mani\u00e8re privil\u00e9gie une approche quantitative (le plus grand bien) et distributive (pour le plus grand nombre de citoyens). Il convient \u00e9galement de v\u00e9rifier si l&#8217;acc\u00e8s au bien commun est garanti \u00e0 tous les citoyens \u00e9galement ou s&#8217;il existe des citoyens pour lesquels l&#8217;acc\u00e8s au bien commun est limit\u00e9, ou m\u00eame exclus de la participation \u00e0 la promotion du bien commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deuxi\u00e8mement, le bien commun est consid\u00e9r\u00e9 comme un bien public, c&#8217;est-\u00e0-dire un bien de tous, disponible pour chaque membre de la communaut\u00e9 civile pour tous, ou pour personne. Par exemple, lorsqu&#8217;un \u00c9tat est en paix, la paix est un bien public, elle appartient \u00e0 tous et tous en b\u00e9n\u00e9ficient, sans exclusion. Au contraire, si la paix est menac\u00e9e par une guerre, personne ne peut en b\u00e9n\u00e9ficier. Cela peut \u00e9galement \u00eatre affirm\u00e9 pour d&#8217;autres biens publics : la sant\u00e9, le travail, l&#8217;environnement \u00e9cologique sain, la beaut\u00e9 naturelle et la fertilit\u00e9 de la nature. En outre, le bien commun fondamental, et le bien public par excellence, concerne l&#8217;appartenance de chaque individu \u00e0 la communaut\u00e9 humaine et la certitude de ne pouvoir en \u00eatre exclu. Enfin, il faut pr\u00e9ciser qu&#8217;il y a une responsabilit\u00e9 \u00e0 prot\u00e9ger et promouvoir ces biens publics, garantissant l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 chacun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Troisi\u00e8mement, le bien commun peut \u00eatre d\u00e9fini comme un bien institutionnel, pour indiquer les conditions sociales et institutionnelles n\u00e9cessaires \u00e0 la promotion du bien commun de chaque citoyen et de toute la collectivit\u00e9. Cette mani\u00e8re de comprendre le bien commun est consid\u00e9r\u00e9e par des documents importants du magist\u00e8re catholique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&#8217;encyclique <em>Mater et magistra<\/em> (1961), le pape Jean XXIII a affirm\u00e9 que le bien commun est \u201cl&#8217;ensemble des conditions sociales qui permettent et favorisent chez les \u00eatres humains le d\u00e9veloppement int\u00e9gral de leur personne\u201d (Jean XXIII, 1961, n.51). Quelques ann\u00e9es plus tard, le Concile Vatican II, dans la Constitution Pastorale sur l&#8217;\u00c9glise dans le monde contemporain, la <em>Gaudium et spes<\/em>, a indiqu\u00e9 que \u201cle bien commun est celui des conditions de la vie sociale qui permet tant aux groupes qu&#8217;\u00e0 chacun de ses membres d&#8217;atteindre de la mani\u00e8re la plus compl\u00e8te possible leur propre perfection\u201d (CONCILE VATICAN II, 1965a, n.26). D&#8217;autres documents du magist\u00e8re catholique ont confirm\u00e9 cette question : la d\u00e9claration sur la libert\u00e9 religieuse <em>Dignitatis humanae du Concile Vatican II <\/em>(CONCILE VATICAN II, 1965b, n.6), le Cat\u00e9chisme de l&#8217;\u00c9glise Catholique (1992, n.1006) et le Compendium de la Doctrine Sociale de l&#8217;\u00c9glise (CONSEIL PONTIFICAL POUR LA JUSTICE ET LA PAIX, 2004, n.164).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De cette mani\u00e8re, le bien commun institutionnel met en avant l&#8217;importance des biens communs produits dans le contexte social, gr\u00e2ce aux processus productifs, \u00e9conomiques et financiers (par ex. nourriture, services sanitaires et emplois). En outre, le bien commun institutionnel exige de v\u00e9rifier comment ces biens sont distribu\u00e9s, qui en b\u00e9n\u00e9ficie et qui est exclu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatri\u00e8mement, le bien commun est relationnel ou solidaire, pour indiquer qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un bien partag\u00e9 entre tous les agents moraux et r\u00e9alis\u00e9 ensemble, \u00e0 travers des interactions et des collaborations. Le bien de chacun ne se poursuit pas de mani\u00e8re isol\u00e9e car le bien de chacun n&#8217;est pas s\u00e9parable du bien de tous, mais est interd\u00e9pendant. En m\u00eame temps, il se d\u00e9finit par ce que le bien commun implique et exige. Le bien commun de la collectivit\u00e9 enti\u00e8re se r\u00e9alise dans son ensemble avec respect et soutien r\u00e9ciproques. De plus, le pape Jean-Paul II a affirm\u00e9 que l&#8217;interd\u00e9pendance que le bien commun suppose n&#8217;est pas contingente, n&#8217;est pas seulement un fait \u2013 nous vivons ensemble sur la plan\u00e8te Terre. Au contraire, il s&#8217;agit d&#8217;une interd\u00e9pendance de type moral, qui d\u00e9pend de la dignit\u00e9 de chacun et qui vise la r\u00e9alisation et le bien de tous (Jean-Paul II, 1987, n.26). En cons\u00e9quence, comme soulign\u00e9 par Jean-Paul II, le bien commun d\u00e9pend des r\u00e9alisations de solidarit\u00e9 qui existent dans la soci\u00e9t\u00e9 civile, incluant ceux qui sont les plus pauvres et n\u00e9cessiteux (Jean-Paul II, 1987, n.38).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2 Histoire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun est un concept avec une longue histoire. Dans le cadre jud\u00e9o-chr\u00e9tien, le commandement biblique qui exhorte \u00e0 aimer son prochain comme soi-m\u00eame demande de faire le possible pour promouvoir le bien de chaque personne \u2013 proche ou lointaine, connue ou inconnue, inclusive. Ce commandement de l&#8217;amour propose le bien commun, tend vers sa r\u00e9alisation et le rend possible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2.1 Platon<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le contexte philosophique grec, chez Platon (428-348 av. J.-C.), le bien commun est apparemment absent, bien que la recherche du bien en soi-m\u00eame soit explicite. En cherchant le bien en soi, Platon l&#8217;identifie comme l&#8217;id\u00e9e supr\u00eame dont d\u00e9pend le monde intelligible. L&#8217;id\u00e9e du bien est la source du conna\u00eetre, du poss\u00e9der et de l&#8217;\u00eatre et, par cons\u00e9quent, de toutes les autres id\u00e9es, comme indiqu\u00e9 dans le mythe de la caverne (PLATON, VII, 514 b\u2013520 a). Comme le soleil \u00e9claire et rend visible toutes les choses concr\u00e8tes, ainsi l&#8217;id\u00e9e du bien rend intelligibles les autres id\u00e9es. En outre, les id\u00e9es sont des valeurs morales; l&#8217;id\u00e9e supr\u00eame, dont d\u00e9pendent les autres id\u00e9es, est la valeur morale supr\u00eame du bien. Le bien en soi permet de pr\u00e9ciser l&#8217;<em>eudaimon\u00eda, <\/em>c&#8217;est-\u00e0-dire la capacit\u00e9 de mener une vie bonne, heureuse, vertueuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bonheur ne peut \u00eatre atteint que dans la vie politique, c&#8217;est pourquoi la communaut\u00e9 parfaite et heureuse est la communaut\u00e9 politique et, par le biais des lois, la r\u00e9alisation de la <em>p\u00f3lis<\/em> pr\u00e9c\u00e8de celle d&#8217;un individu ou de classes particuli\u00e8res. Par cons\u00e9quent, pour Platon, le bien est le bien commun. La r\u00e9flexion sur la vie bonne dans la <em>p\u00f3lis<\/em> d\u00e9pend de la <em>p\u00f3lis&lt;\/em &gt; id\u00e9ale dont la <em>p\u00f3lis<\/em> concr\u00e8te n&#8217;est qu&#8217;une approximation. Le risque est que cela fasse perdre de vue le bien de chacun.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2.2 Aristote<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Aristote (384-322 av. J.-C.), la politique permet de d\u00e9finir ce qu&#8217;est le bien pour l&#8217;\u00eatre humain. \u201cLe bien est ce vers quoi toutes les choses tendent\u201d (ARISTOTE, I, 1, 1094a, 3) et le trait\u00e9 sur le bien est un trait\u00e9 de politique (ARISTOTE, I, 2, 1094b, 11). Par cons\u00e9quent, le bien de l&#8217;\u00eatre humain, en tant qu&#8217;animal social, politique (<em>z\u00f4on politik\u00f3n<\/em>), est ins\u00e9parable de celui de la <em>p\u00f3lis<\/em>. Ce n&#8217;est que dans la <em>p\u00f3lis<\/em> que la vie bonne et vertueuse du corps social est possible. En outre, le bien de la <em>p\u00f3lis<\/em> a la supr\u00e9matie sur le bien de l&#8217;individu, car le bien cumulatif de la collectivit\u00e9 est plus important que le bien de chaque individu. La <em>p\u00f3lis<\/em> grecque, cependant, est une \u00e9lite. C&#8217;est l&#8217;union de nombreuses villes, familles, tribus et le bien de la <em>p\u00f3lis<\/em> ne concerne que ceux qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme citoyens, mais pas les femmes, les esclaves et les \u00e9trangers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tant Platon qu&#8217;Aristote situent le th\u00e8me du bien dans un contexte politique. Le bien comprend la collectivit\u00e9, tous ceux qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme citoyens. Par cons\u00e9quent, dans l&#8217;Antiquit\u00e9, la compr\u00e9hension du terme \u201cbien commun\u201d n&#8217;indique pas une carence, mais une surabondance. Il \u00e9tait n\u00e9cessaire de parler du bien commun, car il \u00e9tait implicite et pr\u00e9suppos\u00e9 que le bien ne pouvait \u00eatre que commun \u2013 du moins pour ceux qui \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme citoyens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2.3 Cic\u00e9ron<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec Marcus Tullius, Cic\u00e9ron (106-43 av. J.-C.) apporte une vision critique du bien public (<em>res publica<\/em>) car, dans les dix ans qui pr\u00e9c\u00e8dent la naissance de J\u00e9sus, l&#8217;empire romain n&#8217;a pas la capacit\u00e9 de tendre vers le bien public, commun, n\u00e9cessaire pour \u00eatre peuple. N\u00e9anmoins, le bien personnel et social sont ins\u00e9parables (Cic\u00e9ron I, 25,39). Au contraire, il faudrait privil\u00e9gier l&#8217;utilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale par rapport \u00e0 la sienne propre. De plus, l&#8217;existence de la <em>res publica<\/em> exige un accord entre la personne et ce qui est correct, juste et sur le bien qui se partage en commun (HOLLENBACH, 2002, p.122). Tant pour Cic\u00e9ron que pour Aristote, l&#8217;\u00e9galit\u00e9 entre les citoyens n&#8217;est pas inanim\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2.4 Augustin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chez Augustin (354-430), l&#8217;expression bien commun, que les traducteurs rapprochent dans leurs \u0153uvres, est utilis\u00e9e pour traduire des expressions multiples dans des textes traitant de questions de type politique. En particulier, le bien commun est ce que la communaut\u00e9 civile aime. Par cons\u00e9quent, il arrive que le bien commun soit intentionnellement recherch\u00e9 individuellement par les autorit\u00e9s civiles. Pour le j\u00e9suite David Hollenbach, cela le conduit \u00e0 affirmer qu&#8217;Augustin pr\u00e9suppose la possibilit\u00e9 d&#8217;une forme de vie politique avec des objectifs communautaires (HOLLENBACH, 1988, p.85).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Augustin affirme, d&#8217;une part, la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir sur le bien commun en se concentrant sur la cit\u00e9 terrestre et, d&#8217;autre part, invite \u00e0 se concentrer sur la cit\u00e9 \u00e9ternelle, reconnaissant Dieu, le bien supr\u00eame, comme seul bien commun. Ainsi, le bien commun admet combiner deux tensions : d&#8217;une part, la possibilit\u00e9 de vivre la radicalit\u00e9 du commandement \u00e9vang\u00e9lique d&#8217;aimer le prochain dans la vie sociale gr\u00e2ce \u00e0 Dieu, supr\u00eame amour inconditionnel et gratuit; d&#8217;autre part, le bien commun permet d&#8217;interagir avec \u00e9galit\u00e9, r\u00e9ciprocit\u00e9, mutualit\u00e9 et de collaborer dans la soci\u00e9t\u00e9 civile en cherchant \u00e0 d\u00e9finir et promouvoir le bien commun pour tous les citoyens, vivant ainsi l&#8217;amour qui a \u00e9t\u00e9 re\u00e7u gratuitement. Par cons\u00e9quent, pour Hollenbach, Augustin propose une modalit\u00e9 de pr\u00e9sence dans la sph\u00e8re civile o\u00f9 la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne est diff\u00e9renci\u00e9e de la sph\u00e8re publique, mais sans isolement ni domination sur celle-ci (HOLLENBACH, 2002, p.121).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Augustin affirme clairement qu&#8217;aucune cit\u00e9 terrestre ne pourra r\u00e9aliser la pleine communion avec Dieu qui caract\u00e9risera la cit\u00e9 de Dieu, mais d\u00e9j\u00e0 maintenant il est possible de vivre ensemble une <em>res publica<\/em> avec le bien commun partag\u00e9 (HOLLENBACH, 2002, p.126). En d&#8217;autres termes, la vision th\u00e9ologique augustinienne n&#8217;est pas un obstacle \u00e0 la vie commune. De cette mani\u00e8re, Augustin int\u00e8gre la critique de Cic\u00e9ron en valorisant la relation fond\u00e9e sur l&#8217;amiti\u00e9 et l&#8217;amour, qui caract\u00e9risent l&#8217;exp\u00e9rience de chaque personne et qui permettent de construire le bien commun de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De plus, Augustin pr\u00e9suppose que le bien commun d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 doit s&#8217;accorder avec ce qui est v\u00e9ritablement juste, visant l&#8217;amour r\u00e9ciproque et exprimant ainsi l&#8217;amour de Dieu donn\u00e9 \u00e0 chacun gratuitement et inconditionnellement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun peut \u00eatre trouv\u00e9 dans son sens absolu uniquement dans la cit\u00e9 c\u00e9leste, mais, dans un sens relatif, il fa\u00e7onne la cit\u00e9 terrestre, \u00e0 l&#8217;exemple des structures n\u00e9cessaires pour garantir les biens essentiels pour bien vivre et bien mourir (sant\u00e9, alimentation, abri, s\u00e9curit\u00e9, \u00e9ducation, travail, culture, possibilit\u00e9 de vivre et de pratiquer sa propre foi religieuse, etc.). Augustin, par cons\u00e9quent, ne partage pas l&#8217;affirmation d&#8217;Aristote que le bien de la <em>polis<\/em> est le plus grand bien humain (HOLLENBACH, 2002, p.124-5). Ainsi, le bien commun politique est l&#8217;image imparfaite de la vie \u00e9ternelle. Pr\u00e9server la paix terrestre fait donc partie du bien commun. En cons\u00e9quence, on peut \u00e9galement affirmer que le respect de la diversit\u00e9 et la fourniture des biens essentiels \u00e0 tous les citoyens font partie du bien commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En conclusion, pour Augustin, le bien commun terrestre est l&#8217;image du bien commun c\u00e9leste. Tout en d\u00e9sacralisant la politique et en insistant sur la transcendance de la cit\u00e9 de Dieu, il prot\u00e8ge la capacit\u00e9 du domaine politique de devenir une incarnation partielle et imparfaite du bien humain total et de poursuivre les biens, parmi lesquels les biens communs qui caract\u00e9risent la cit\u00e9 terrestre (HOLLENBACH, 2002, p.125, 127-9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2.5 Thomas d&#8217;Aquin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&#8217;ensemble de son \u0153uvre, Thomas d&#8217;Aquin (1225-1274) n&#8217;a pas consacr\u00e9 un trait\u00e9 complet au bien commun. Il a r\u00e9fl\u00e9chi principalement sur la notion de \u201cbien\u201d en relation avec la notion de \u201c\u00eatre\u201d et de \u201cbont\u00e9 divine\u201d; en second lieu, il a pr\u00e9cis\u00e9 le \u201cbien\u201d moralement, et en troisi\u00e8me lieu, il a connot\u00e9 le bien de mani\u00e8re politique par la notion de bien commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le cadre de la pens\u00e9e m\u00e9di\u00e9vale, tout en soulignant que le bien commun r\u00e9alis\u00e9 dans la communaut\u00e9 civile est plus divin que le bien de chaque personne, Thomas n&#8217;indique pas comment rechercher le bien commun dans diverses circonstances, m\u00eame s&#8217;il l&#8217;applique \u00e0 des situations sp\u00e9cifiques (par exemple, le meurtre de l&#8217;autre pour la l\u00e9gitime d\u00e9fense; le meurtre d&#8217;autres en cas de guerre; la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e). Cependant, le bien commun est le crit\u00e8re \u00e9thique qui guide le comportement individuel et social car c&#8217;est la finalit\u00e9 de la <em>civitas<\/em>, c&#8217;est-\u00e0-dire de la soci\u00e9t\u00e9 politique. Nous devons \u00e9galement comprendre si l&#8217;adjectif \u201ccommun\u201d pour Thomas comprend une <em>civitas<\/em> identique \u00e0 la <em>polis<\/em> aristot\u00e9licienne, ou s&#8217;il se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 des groupes en positions de pouvoir en son sein, ou s&#8217;il concerne seulement l&#8217;autorit\u00e9 dont les fonctions sont sp\u00e9cifi\u00e9es (par cons\u00e9quent, il serait plus public que le bien commun), ou s&#8217;il inclut toute l&#8217;humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Thomas clarifie, d\u00e9finissant le bien commun de trois mani\u00e8res : premi\u00e8rement, le bien commun est le bien qui concerne chaque personne, qui est pr\u00e9dicable \u00e0 chacun (par exemple, la nature humaine est commune \u00e0 tous); deuxi\u00e8mement, le bien commun est celui partag\u00e9 par tous et qui appartient \u00e0 tous (par exemple, la victoire par<\/p>\n<p>une arm\u00e9e); troisi\u00e8mement, le bien commun d\u00e9finit les biens communs de commodit\u00e9s, qui sont li\u00e9s \u00e0 la justice distributive, c&#8217;est-\u00e0-dire qui concernent la distribution des biens au service du bien commun (par exemple, l&#8217;argent, l&#8217;eau et les ressources m\u00e9dicales). Enfin, dans la communaut\u00e9 politique, ces trois significations du bien commun sont ins\u00e9parables car chaque personne atteint le bonheur (un bien pr\u00e9dicable commun) uniquement en tant que partie de l&#8217;ordre civil (un bien causal commun), qui est maintenu par une juste distribution des biens communs de commodit\u00e9s (FROELICH, 1989, p.55).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, pour Thomas, l&#8217;adjectif \u201ccommun\u201d peut indiquer ce qui est commun \u00e0 plusieurs en raison de leur nature (<em>secundum res<\/em>), comme un lieu commun o\u00f9 nous nous r\u00e9unissons, ou alors <em>secundum rationem<\/em>, c&#8217;est-\u00e0-dire ce qui appartient \u00e0 plusieurs, mais dont l&#8217;unit\u00e9 d\u00e9pend d&#8217;une abstraction, comme le genre animal (THOMAS D&#8217;AQUIN, I, q. 13, a. 9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun n&#8217;est pas seulement le bien individuel, ni la somme arithm\u00e9tique des biens individuels et priv\u00e9s. Cela cr\u00e9erait des divisions dans la soci\u00e9t\u00e9. Au contraire, le bien commun aspire \u00e0 un ordre social de degr\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 par rapport \u00e0 ce qui peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 en additionnant les biens de chaque citoyen. Par cons\u00e9quent, chez Thomas, la notion de bien commun d\u00e9pend de la conviction que la personne humaine est intrins\u00e8quement sociale, naturellement orient\u00e9e vers le bien et faisant partie d&#8217;un univers ordonn\u00e9 naturellement. Enfin, le principe du bien commun a une composante surnaturelle (Dieu est le bien supr\u00eame commun) et une composante naturelle (l&#8217;exigence pratique du vivre social).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme chez Augustin, \u00e9galement pour Thomas, le bien ultime de toute cr\u00e9ature, le bien commun, dans son sens le plus plein et le plus complet, est Dieu, car c&#8217;est de Dieu que d\u00e9pend le bien de toutes choses. Les \u00eatres humains se r\u00e9alisent pleinement uniquement lorsqu&#8217;ils sont unis \u00e0 Dieu, et ainsi, unis les uns aux autres et \u00e0 la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En raison de la tension entre le bien temporel et le bien ultime, entre le citoyen, la <em>civitas<\/em> et Dieu, la soci\u00e9t\u00e9 politique est essentiellement relationnelle et est caract\u00e9ris\u00e9e par des relations dynamiques entre les individus, la soci\u00e9t\u00e9 de Dieu. Plus ces relations sont comprises et v\u00e9cues, plus chaque citoyen comprend et vit dans la soci\u00e9t\u00e9 politique en poursuivant le bien commun de la soci\u00e9t\u00e9 civile. En m\u00eame temps, chacune de ces relations, et toutes ensemble, constituent des approximations du bien commun, \u00e0 une moindre mesure du bien commun temporel et, au plus haut degr\u00e9, du bien commun ultime. Par cons\u00e9quent, en pr\u00e9tendant d\u00e9finir le bien commun de mani\u00e8re non approximative, on tombe dans un bien particulier. Thomas d\u00e9finit trois approximations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re approximation du bien commun indique que l&#8217;\u00eatre humain est naturellement social, politique et donc destin\u00e9 \u00e0 vivre en communaut\u00e9, tendant vers le bien personnel et communautaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La deuxi\u00e8me approximation du bien commun est le bien-\u00eatre de la communaut\u00e9 sociale, c&#8217;est-\u00e0-dire du corps politique. Pour Thomas, la communaut\u00e9 n&#8217;est pas une fin en soi, mais existe pour faciliter et promouvoir le bien commun, de sorte que tous les citoyens en b\u00e9n\u00e9ficient. Cela n\u00e9cessite une d\u00e9finition articul\u00e9e de la vertu de justice, capable de distinguer une justice \u201cparticuli\u00e8re\u201d, que Thomas \u00e9labore \u00e0 partir d&#8217;Aristote et du droit romain (selon lequel on donne \u00e0 chacun ce qui lui revient), et une justice g\u00e9n\u00e9rale, qui concerne le bien commun. Les autorit\u00e9s politiques ont le devoir d&#8217;offrir au peuple le bien commun, sans exclure le bien particulier de chacun. En outre, dans le domaine politique et d\u00e9lib\u00e9ratif, les vertus de la compassion et de la prudence orientent et enrichissent la capacit\u00e9 des citoyens \u00e0 promouvoir le bien commun (BUSHLACK, 2015). \u00c0 la lumi\u00e8re des contributions des papes Jean-Paul II, Beno\u00eet XVI et Fran\u00e7ois, nous pouvons ajouter la charit\u00e9 et la solidarit\u00e9 \u00e0 la liste des vertus de Thomas d&#8217;Aquin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, la troisi\u00e8me approximation du bien commun concerne la bont\u00e9 universelle de Dieu, qui transcende l&#8217;univers, nourrit, soutient et embrasse le tout et chacune de ses parties.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En conclusion, bien que Thomas ne d\u00e9crive pas comment rechercher pratiquement le bien commun de la communaut\u00e9, il pr\u00e9suppose une interaction dynamique entre le bien humain, le bien individuel et le bien de la communaut\u00e9, entre la justice qui concerne le citoyen singulier et la justice qui concerne toute la communaut\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3 Magist\u00e8re eccl\u00e9sial catholique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La doctrine sociale catholique demande \u00e0 chaque croyant, ou mieux, \u00e0 chaque citoyen, d&#8217;agir avec justice. En ce sens, les encycliques sociales, certaines de mani\u00e8re explicite, d&#8217;autres implicitement, s&#8217;adressent \u00e0 tous les hommes de bonne volont\u00e9 pour r\u00e9affirmer les droits et devoirs de chacun et pour inviter \u00e0 travailler ensemble pour une soci\u00e9t\u00e9 plus juste (CURRAN, 2002, p.40).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le magist\u00e8re catholique r\u00e9cent, l&#8217;attention privil\u00e9gi\u00e9e aux moins favoris\u00e9s, aux pauvres, est la priorit\u00e9 qui guide l&#8217;agir moral orient\u00e9 vers le bien commun \u00e0 la lumi\u00e8re du commandement de l&#8217;amour \u00e9vang\u00e9lique. Le bien commun permet d&#8217;affirmer que tous, et en particulier les plus pauvres, doivent disposer de ce qui est indispensable pour vivre. En outre, la soci\u00e9t\u00e9 civile doit pourvoir aux besoins concrets des plus n\u00e9cessiteux, m\u00eame au d\u00e9triment de l&#8217;abondance des plus riches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, ensemble, en tant que collectivit\u00e9, il doit y avoir un effort de compr\u00e9hension pour changer les circonstances qui ne favorisent pas que les citoyens partagent les b\u00e9n\u00e9fices du bien commun. Le principe du bien commun favorise ce processus transformateur dans le monde contemporain, mondialis\u00e9, interd\u00e9pendant et pluraliste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme chez Thomas d&#8217;Aquin, dans les documents magist\u00e9riels, l&#8217;autorit\u00e9 publique est consid\u00e9r\u00e9e comme un agent moral important, avec la responsabilit\u00e9 sp\u00e9cifique de promouvoir et de r\u00e9aliser le bien commun. La Lettre Encyclique du Pape L\u00e9on XIII, <em>Rerum novarum<\/em> (1891), affirme qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une vision autoritaire et paternaliste de l&#8217;\u00c9tat, qui ne distingue pas entre soci\u00e9t\u00e9 et \u00e9tat, dans laquelle le bien commun de la soci\u00e9t\u00e9, y compris le bien religieux et moral de tous les citoyens, est confi\u00e9 aux gouvernants. Tout pouvoir provient de Dieu et les gouvernants participent en gouvernant non pour leur propre bien, mais pour le bien de tous (L\u00c9ON XIII, 1891, n.26).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le Pape Pie XI, dans l&#8217;encyclique <em>Quadragesimo anno<\/em> (1931), l&#8217;autorit\u00e9 publique d\u00e9clare ce qui peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme le bien commun (PIE XI, 1931, n.49).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Pape Jean XXIII, dans l&#8217;encyclique <em>Mater et magistra<\/em> (1961), affirme que l&#8217;\u00c9tat existe pour organiser le bien commun, avec la responsabilit\u00e9 de promouvoir la justice sociale (JEAN XXIII, 1961, n.12 et 41).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aussi dans l&#8217;encyclique <em>Pacem in terris<\/em> (1963), Jean XXIII demande aux pouvoirs publics de s&#8217;efforcer de r\u00e9aliser le bien commun, en promouvant les biens mat\u00e9riels et spirituels, en cr\u00e9ant une communaut\u00e9 mondiale dans laquelle tous les citoyens sont \u00e9gaux. Il exhorte \u00e9galement \u00e0 prot\u00e9ger et promouvoir les droits humains (JEAN XXIII, 1963, n.35 et 40). Comme dans <em>Mater et magistra<\/em>, <em>Pacem in terris<\/em> de Jean XXIII \u00e9largit la perspective de l&#8217;appartenance de toute l&#8217;humanit\u00e9 au bien commun (JEAN XXIII, 1963, n.54).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La <em>Gaudium et spes<\/em> (1965), la Constitution pastorale sur l&#8217;\u00c9glise dans le monde contemporain, qui \u00e9merge du Concile Vatican II, d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 affirme que le bien commun est de la responsabilit\u00e9 de l&#8217;autorit\u00e9 \u00e9tatique et des corps sociaux interm\u00e9diaires; de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9, elle comprend que le bien commun conserve un caract\u00e8re dynamique (CONCILE VATICAN II, 1965a, n.74). Parmi les corps interm\u00e9diaires, sont consid\u00e9r\u00e9s les organisations professionnelles, les syndicats, les organismes internationaux, les familles, les groupes \u00e0 but non lucratif, ainsi que les \u00e9conomiques, sociaux, politiques et culturels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Pape Jean-Paul II, dans l&#8217;encyclique <em>Centesimus ann<\/em><\/p>\n<p>us (1991), r\u00e9it\u00e8re que l&#8217;\u00c9tat doit harmoniser et orienter le d\u00e9veloppement \u00e9conomique pour prot\u00e9ger le bien commun, ainsi que faire des interventions suppl\u00e9mentaires dans le syst\u00e8me social et\/ou productif, qui se produisent dans \u201cdes situations exceptionnelles et limit\u00e9es dans le temps\u201d (JEAN-PAUL II, 1991, n.11 et 48). De plus, Jean-Paul II affirme qu&#8217;\u201cune \u00e9conomie sociale qui oriente le fonctionnement du march\u00e9 vers le bien commun doit \u00eatre construite au niveau national et international\u201d (JEAN-PAUL II, 1991, n.52).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reconnaissant l&#8217;importance de la participation individuelle des citoyens \u00e0 la promotion du bien commun, le Cat\u00e9chisme de l&#8217;\u00c9glise Catholique accepte \u00e9galement que c&#8217;est surtout la communaut\u00e9 politique qui est charg\u00e9e de cette t\u00e2che (1992, 1913 et 1910). Le Cat\u00e9chisme affirme que les \u00c9tats doivent \u00e9galement viser le bien commun universel, tant dans les domaines de la vie sociale que dans la gestion de la sant\u00e9 et des urgences politiques, telles que les r\u00e9fugi\u00e9s et les migrants (1992, 1911 et 2241). En outre, c&#8217;est dans l&#8217;\u00c9tat que la t\u00e2che de prot\u00e9ger le bien commun de la soci\u00e9t\u00e9 civile, des citoyens et des corps interm\u00e9diaires est reconnue (1992, n.1910).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, la participation des citoyens \u00e0 la vie politique et le respect des autorit\u00e9s responsables de la promotion du bien commun ne doivent pas \u00eatre s\u00e9par\u00e9s du contr\u00f4le des citoyens sur ces autorit\u00e9s, afin d&#8217;\u00e9viter d&#8217;\u00e9ventuels abus et de s&#8217;assurer que ce qui est exig\u00e9 par les autorit\u00e9s politiques n&#8217;est pas contraire aux exigences morales de la conscience juste. Le bien commun est donc pr\u00e9sent\u00e9 comme un crit\u00e8re de discernement et de validation par l&#8217;autorit\u00e9 (1992, n. 2242, 1903 et 1900).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus des corps interm\u00e9diaires, le principe de subsidiarit\u00e9 est \u00e9galement une instance critique et transformatrice, qui est accompagn\u00e9e par une r\u00e9flexion sur le bien commun, la clarifiant et la qualifiant. Ce principe a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 par Pie XI dans l&#8217;encyclique <em>Quadragesimo anno<\/em>, pour prot\u00e9ger les droits des communaut\u00e9s ou des groupes plus petits des ing\u00e9rences de l&#8217;\u00c9tat (PIE XI, 1931, n.81). Dans <em>Mater et magistra<\/em>, en r\u00e9affirmant cela, Jean XXIII a reformul\u00e9 ce principe, indiquant l&#8217;obligation de l&#8217;\u00c9tat, ou de l&#8217;autorit\u00e9 mondiale, d&#8217;intervenir contre les injustices subies par des associations et des groupes au sein du pays (JEAN XXIII, 1961, n.40).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lisa Cahill observe qu&#8217;une compr\u00e9hension renouvel\u00e9e du bien commun peut valoriser des r\u00e9seaux hi\u00e9rarchiques plus larges et moins ordonn\u00e9s, par exemple, compos\u00e9s d&#8217;organisations, d&#8217;associations et de groupes, mais qui sont capables de travailler efficacement \u00e0 la promotion du bien commun (CAHILL 2004c, 2005a, p.130). Pour Cahill, par cons\u00e9quent, face aux d\u00e9fis actuels de la d\u00e9centralisation progressive et de l&#8217;augmentation de la mobilit\u00e9 mondiale, la multiplication des r\u00e9seaux et des institutions internationales attestent du principe du bien commun (CAHILL, 2005a, p.132).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une nouvelle compr\u00e9hension du principe de subsidiarit\u00e9, qui met l&#8217;accent sur la participation et l&#8217;\u00e9galit\u00e9, et qui s&#8217;exprime \u00e9galement sous forme d&#8217;action sociale de la base, offre de nouvelles possibilit\u00e9s. En effet, elle favorise la participation citoyenne \u00e0 la promotion du bien commun, par exemple, en d\u00e9l\u00e9guant des pouvoirs aux citoyens, aux groupes et aux organismes internationaux, car il incombe \u00e0 tous les agents sociaux de mieux d\u00e9finir ce qu&#8217;est le bien commun, ce qu&#8217;il exige et comment il peut \u00eatre atteint (CATHOLIC BISHOPS CONFERENCE OF ENGLAND AND WALES, 1996, n.22 et 52; CONF\u00c9RENCE \u00c9PISCOPALE PORTUGAISE, 2003, n.13).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9fl\u00e9chir sur la subsidiarit\u00e9 exige d&#8217;agir de mani\u00e8re solide et d&#8217;opter pr\u00e9f\u00e9rentiellement pour les derniers. Dans le Magist\u00e8re catholique, l&#8217;accent mis sur l&#8217;importance de la solidarit\u00e9 et l&#8217;option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les pauvres a progressivement \u00e9merg\u00e9. Dans les ann\u00e9es 1980 et 90, pendant le pontificat de Jean-Paul II, \u00e0 partir des contributions de la th\u00e9ologie de la lib\u00e9ration en Am\u00e9rique latine, l&#8217;option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les pauvres et la solidarit\u00e9 sont devenues les crit\u00e8res directeurs pour comprendre le bien commun et pour sa mise en \u0153uvre. En particulier, Jean-Paul II a affirm\u00e9 que la solidarit\u00e9 \u201cn&#8217;est pas un sentiment de compassion vague ou une intention superficielle pour les maux de tant de personnes, proches ou lointaines. Au contraire, c&#8217;est la d\u00e9termination ferme et pers\u00e9v\u00e9rante de s&#8217;impliquer pour le bien commun : c&#8217;est-\u00e0-dire, pour le bien de tous et de chacun, car nous sommes tous vraiment responsables de tous\u201d (JEAN-PAUL II, 1987, p.38).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le Pape Beno\u00eet XVI, dans l&#8217;encyclique <em>Caritas in veritate<\/em> (2009), \u201cvouloir le bien commun et travailler pour cela est une exigence de justice et de charit\u00e9. L&#8217;engagement pour le bien commun est de soigner, d&#8217;une part, et d&#8217;utiliser, d&#8217;autre part, ce complexe d&#8217;institutions qui structurent juridiquement, civilement, politiquement et culturellement la vie sociale, qui devient une ville\u201d (BENO\u00ceT XVI, 2009, n.7). En outre, l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique \u201cdoit \u00eatre orient\u00e9e vers la recherche du bien commun, et doit \u00eatre assur\u00e9e, avant tout, par la communaut\u00e9 politique\u201d (BENO\u00ceT XVI, 2009, n.36).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En se concentrant sur la situation du continent africain, Agbonkhianmeghe Orobator S.J., nous rappelle cependant que chaque fois que nous r\u00e9fl\u00e9chissons sur le bien commun, il est n\u00e9cessaire de pr\u00eater attention aux contextes particuliers, comme les questions li\u00e9es au d\u00e9veloppement \u00e9conomique, aux dynamiques politiques et au r\u00f4le marginal attribu\u00e9 aux femmes. En d&#8217;autres termes, la promotion du bien commun universel doit tenir compte des sp\u00e9cificit\u00e9s des contextes particuliers (OROBATOR, 2010). D&#8217;autres auteurs invitent \u00e9galement \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur d&#8217;autres contextes particuliers (NEUTZLING, 2003).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, le Pape Fran\u00e7ois, dans son exhortation apostolique <em>Evangelii gaudium<\/em> (2013), invite \u00e0 poursuivre avec d\u00e9termination le bien commun comme moyen de promouvoir la paix sociale et r\u00e9affirme que \u201cla dignit\u00e9 de chaque personne humaine et le bien commun sont des questions qui doivent structurer toute politique \u00e9conomique\u201d (FRAN\u00c7OIS, 2013, n.203).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4 R\u00e9flexion th\u00e9ologique catholique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9flexion th\u00e9ologique souligne que le bien commun n&#8217;est pas la somme des biens particuliers, ni la somme des biens poss\u00e9d\u00e9s par de nombreux citoyens, visant leur utilit\u00e9 personnelle, ni quelque chose \u00e0 atteindre (un h\u00e9ritage commun), en contribuant le minimum possible et ni en rempla\u00e7ant les biens individuels. Le bien commun n&#8217;est pas non plus le bien de la majorit\u00e9 des membres de la communaut\u00e9 (NEBEL, 2006). Le bien commun comprend tous les biens sociaux, y compris les spirituels, moraux et mat\u00e9riels, que l&#8217;homme recherche sur terre en fonction des besoins de sa nature personnelle et sociale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun vise \u00e0 r\u00e9aliser une coexistence sociale caract\u00e9ris\u00e9e par une v\u00e9ritable solidarit\u00e9, ce qui implique la volont\u00e9 de servir ceux qui, dans la soci\u00e9t\u00e9 civile, ont le plus de besoins et sont les moins favoris\u00e9s. Par cons\u00e9quent, le bien commun exige justice, ordre, paix et bien-\u00eatre social. Puisque l&#8217;autorit\u00e9 politique est principalement responsable du bien commun, il incombe aux diverses autorit\u00e9s de l&#8217;\u00c9tat de prot\u00e9ger et de promouvoir le bien commun de tous, sans pr\u00e9f\u00e9rence pour un citoyen ou des groupes sociaux, \u00e0 l&#8217;exception de l&#8217;option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les pauvres. L&#8217;objectif est de favoriser la promotion sociale de ceux qui sont actuellement exclus, marginalis\u00e9s ou socialement d\u00e9favoris\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En m\u00eame temps, il ne faut pas s&#8217;attendre \u00e0 ce que seul l&#8217;\u00c9tat promeuve et r\u00e9alise le bien commun comme la fin de la soci\u00e9t\u00e9. M\u00eame les citoyens individuels, les groupes et les organisations civiles ont des responsabilit\u00e9s sociales et contribuent au bien commun. Cela permet de valoriser la r\u00e9alit\u00e9 sociale dans ses aspects diversifi\u00e9s et dans sa richesse, dans le contexte actuel mondialis\u00e9 et pluriel (VALADIER, 1980, p.128-9). Dans le contexte politique, le bien commun est donc une dynamique, un processus qui requiert la contribution de tous les agents sociaux, de l&#8217;\u00c9tat aux organisations sociales et aux citoyens individuels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour cette raison, dans la r\u00e9flexion cath<\/p>\n<p>olique magist\u00e9rielle et th\u00e9ologique, le bien commun exige de renforcer et diversifier le principe de subsidiarit\u00e9, afin de poursuivre et amplifier le dynamisme des groupes et des corps interm\u00e9diaires au service de la collectivit\u00e9, pour le bien de celle-ci et des sujets qui en font partie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, la r\u00e9flexion th\u00e9ologique attire l&#8217;attention sur ce qui est d\u00e9j\u00e0 mis en \u0153uvre dans la soci\u00e9t\u00e9 civile \u2013 par exemple, \u00e0 travers les sciences sociales (FINN, 2017) \u2013 m\u00eame lorsqu&#8217;elle est th\u00e9matis\u00e9e comme une promotion du bien commun. Nous sommes invit\u00e9s \u00e0 reconna\u00eetre et \u00e0 identifier ce qui promeut r\u00e9ellement le bien commun local et universel (MICHELINI, 2007).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De nombreux citoyens et de nombreuses associations, par exemple, sont engag\u00e9s dans le bien universel, qui est la qualit\u00e9 de vie sur la plan\u00e8te Terre, en cherchant \u00e0 prot\u00e9ger la qualit\u00e9 climatique et \u00e0 pr\u00e9server l&#8217;\u00e9cosyst\u00e8me. D&#8217;autres promeuvent des conditions de d\u00e9veloppement sur la plan\u00e8te et la sant\u00e9 locale et mondiale. D&#8217;autres encore construisent des projets concrets pour sauver et utiliser des ressources \u00e9nerg\u00e9tiques plus efficaces, \u00e0 court, moyen ou long terme, non reproductibles. Parmi ceux-ci, s&#8217;ajoute l&#8217;abn\u00e9gation de ceux qui luttent de mani\u00e8re non violente pour la promotion du bien commun qu&#8217;est la paix, qui permet le d\u00e9veloppement des personnes, des peuples et de l&#8217;humanit\u00e9. Il s&#8217;agit de pr\u00eater attention, de reconna\u00eetre (avec le regard aigu et respectueux de la contemplation et de la sagesse du mystique) et de discerner les nombreuses mani\u00e8res dont l&#8217;engagement pour le bien commun est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent dans le contexte historique, politique et culturel contemporain, et combien il reste encore \u00e0 faire pour augmenter cet engagement de promotion du bien commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la r\u00e9alit\u00e9 contemporaine, caract\u00e9ris\u00e9e par des in\u00e9galit\u00e9s extr\u00eames et des injustices entre les continents, les pays et m\u00eame au sein des \u00c9tats, r\u00e9cup\u00e9rer le bien commun comme justice g\u00e9n\u00e9rale, comme dans la vision thomiste, implique une faveur pour les plus pauvres, ceux qui ont \u00e9t\u00e9 et continuent d&#8217;\u00eatre d\u00e9pouill\u00e9s de biens, de respect, de droits et de libert\u00e9s et dont le progr\u00e8s humain, social et culturel est entrav\u00e9 par des violations manifestes en termes \u00e9conomiques, politiques, religieux et intellectuels, des omissions et des satisfactions moins graves (CHARTERINA, 2013).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4.1 Morale Sociale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun est la cat\u00e9gorie classique de la pens\u00e9e sociale chr\u00e9tienne et est la fin de la soci\u00e9t\u00e9 civile (DIETRICH, 2003). En m\u00eame temps, l&#8217;accent mis sur l&#8217;importance de la dignit\u00e9 de la personne, pr\u00e9sent dans la r\u00e9flexion magist\u00e9rielle et th\u00e9ologique r\u00e9cente, fait du bien commun de l&#8217;humanit\u00e9 la fin de tout effort humain, tant des individus que de la communaut\u00e9 (PORCAR REBOLLAR &amp; COMISI\u00d3N PERMANENTE DE LA HERMANDAD OBRERA DE ACCI\u00d3N CAT\u00d3LICA, 2015).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les pauvres caract\u00e9rise encore davantage l&#8217;engagement pour le bien commun. Cette option est sp\u00e9cifique \u00e0 la doctrine sociale de l&#8217;\u00c9glise catholique. Cette option est fond\u00e9e sur la Bible, se trouve dans l&#8217;exp\u00e9rience spirituelle et la vie chr\u00e9tienne tout au long de l&#8217;histoire du christianisme et constitue l&#8217;engagement quotidien de nombreux chr\u00e9tiens et non-chr\u00e9tiens. C&#8217;est une option prioritaire et urgente. En outre, cette \u00e9lection inclut et renforce la subsidiarit\u00e9 et l&#8217;attention \u00e0 ce qui existe d\u00e9j\u00e0 et est mise en \u0153uvre en termes de promotion du bien commun. L&#8217;option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les pauvres invite \u00e0 soutenir, approfondir et \u00e9largir les processus de transformations de la soci\u00e9t\u00e9 et du monde avec un engagement \u00e9ducatif et formatif appropri\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme l&#8217;indiquent plusieurs auteurs, il est possible de rechercher et de r\u00e9aliser le bien commun dans une communaut\u00e9 civile caract\u00e9ris\u00e9e par de solides formes de solidarit\u00e9 entre tous les participants de la communaut\u00e9 \u2013 que ce soit entre individus, groupes ou institutions. La solidarit\u00e9 pr\u00e9suppose non seulement l&#8217;implication des multiples agents moraux, mais aussi leur \u00e9galit\u00e9 (HOLLENBACH, 2002, p.189; VIDAL, 1995; MEDINA VILLAGR\u00c1N, 2014).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lisa Cahill ajoute que, dans le cadre d&#8217;une approche globale visant \u00e0 atteindre la justice sociale, le bien commun pr\u00e9suppose la dignit\u00e9 et la socialit\u00e9 des \u00eatres humains, leurs droits et devoirs, ainsi que l&#8217;interpr\u00e9tation de la dignit\u00e9, de la socialit\u00e9, des droits et devoirs dans le contexte des nombreuses sph\u00e8res religieuses, politiques, culturelles et \u00e9conomiques interconnect\u00e9es qui visent la pleine r\u00e9alisation des individus et des divers contextes sociaux (CAHILL, 1987, p.393).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4.2 Bio\u00e9thique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En abordant les nombreuses questions qui caract\u00e9risent la r\u00e9flexion de la bio\u00e9thique dans le cadre th\u00e9ologique, Lisa Cahill a toujours eu recours \u00e0 la morale sociale catholique, car les questions de bio\u00e9thique concernent la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble. Par cons\u00e9quent, le bien commun est \u00e9minemment repr\u00e9sent\u00e9 dans toutes les ressources \u00e9thiques qui nous permettent d&#8217;examiner et de relever les d\u00e9fis contemporains de la bio\u00e9thique. Cahill a montr\u00e9 que la justice sociale et la recherche du bien commun qui la caract\u00e9rise sont essentielles pour r\u00e9fl\u00e9chir sur les questions bio\u00e9thiques concernant le d\u00e9but de la vie humaine (de l&#8217;avortement aux techniques de procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9e), la sant\u00e9 mondiale et locale (de la pand\u00e9mie du SIDA aux syst\u00e8mes nationaux de sant\u00e9), la recherche m\u00e9dicale avanc\u00e9e (par exemple, la g\u00e9n\u00e9tique) et les questions bio\u00e9thiques li\u00e9es \u00e0 la fin de la vie humaine (CAHILL, 1987; 2000; 2001; 2004a; 2004b; 2004c; 2005a; 2005b).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De plus, pour Cahill, le bien commun dans la sph\u00e8re sociale exige la promotion de la communication sociale et de la coop\u00e9ration (CAHILL, 2004a, p.8). Dans le contexte actuel de mondialisation, les probl\u00e8mes individuels et sociaux caus\u00e9s par la pauvret\u00e9, le sexisme et le racisme ont augment\u00e9 le nombre de personnes vuln\u00e9rables aux maladies. Pour cette raison, dans le domaine catholique, la bio\u00e9thique doit favoriser l&#8217;engagement \u00e0 promouvoir la justice sociale et le bien commun (CAHILL, 2004a, p.75-6).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette approche qui consid\u00e8re les questions bio\u00e9thiques comme des questions sociales et met l&#8217;accent sur l&#8217;importance de promouvoir le bien commun n&#8217;est pas isol\u00e9e. En Grande-Bretagne, les \u00e9v\u00eaques catholiques ont indiqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises le bien commun comme une ressource et un objectif \u00e9thique tant pour relever les d\u00e9fis politiques que bio\u00e9thiques (CATHOLIC BISHOPS OF ENGLAND AND WALES SCOTLAND AND IRELAND JOINT COMMITTEE ON BIO-ETHICAL ISSUES, 2001; CATHOLIC BISHOPS CONFERENCE OF ENGLAND AND WALES, 1996, n.66-68).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De nombreux auteurs partagent cette insistance (RYAN, 2004; ARIAS, 2007; VICINI, 2011), tandis que d&#8217;autres affirment que la n\u00e9cessit\u00e9 de promouvoir le bien commun exige la solidarit\u00e9 (HOSSNE &amp; LEOPOLDO E SILVA, 2013; GARRAFA &amp; PEREIRA SOARES, 2013).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le Br\u00e9silien M\u00e1rcio Fabri dos Anjos, le bien commun exige une approche l\u00e9gislative nationale et internationale, car de nombreuses entreprises de biotechnologie sont multinationales et parce que de nombreuses populations, qui sont l&#8217;objet de recherches g\u00e9n\u00e9tiques \u2013 comme les tribus amazoniennes et les groupes ethniques dans diverses parties du monde \u2013 sont \u00e9tudi\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiquement sans la protection n\u00e9cessaire (FABRI DOS ANJOS, 2005, p.152-3).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le domaine de la sant\u00e9, le bien commun suppose le droit \u00e0 la sant\u00e9 pour tous les citoyens, ind\u00e9pendamment du revenu ou des capacit\u00e9s de travail. En outre, chacun est appel\u00e9 \u00e0 contribuer \u00e0 la r\u00e9alisation du bien commun dans le domaine de la sant\u00e9, car la sant\u00e9 \u2013 personnelle, locale, nationale et mondiale \u2013 d\u00e9pend de l&#8217;engagement diversifi\u00e9 de tous, des personnes directement impliqu\u00e9es dans la promotion de la sant\u00e9, des m\u00e9decins, des infirmiers (CAMPOS PAVONE ZOBOLI, 2007), des techniciens de sant\u00e9, des administrateurs, des politiciens, des l\u00e9gislateurs et des dirigeants nationaux (responsables du d\u00e9veloppement du syst\u00e8me de sant\u00e9 dans chaque pays), des groupes, des organisations, des fondations et des institutions au service de la sant\u00e9 mondiale, par exemple, Partners In Health, M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res, la Fondation Bill &amp; Melinda Gates, les Centres pour le contr\u00f4le et la<\/p>\n<p>pr\u00e9vention des maladies et l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9) et \u00e9galement chaque citoyen.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour expliciter son engagement en faveur de la promotion du bien commun, dans le domaine sanitaire, en d\u00e9cembre 2016, le magazine <em>Health Progress<\/em> de la Catholic Health Association \u2013 l&#8217;association de sant\u00e9 catholique qui supervise les 639 h\u00f4pitaux catholiques des \u00c9tats-Unis (CATHOLIC HEALTH ASSOCIATION, 2016) \u2013 a consacr\u00e9 toute la question au bien commun [par exemple : (NAIRN, 2016; CLARK, 2016; SPITALNIK, 2016)].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4.3 \u00c9cologie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&#8217;encyclique <em>Laudato Si&#8217;<\/em> (2015), sur le soin de la maison commune qu&#8217;est notre terre, le pape Fran\u00e7ois \u00e9largit la compr\u00e9hension et l&#8217;utilisation du bien commun pour promouvoir la justice et la durabilit\u00e9 dans le contexte \u00e9cologique. Le pape affirme que \u201cle climat est un bien commun, de tous et pour tous. Il existe un large consensus scientifique qui indique que nous sommes en pr\u00e9sence d&#8217;un r\u00e9chauffement pr\u00e9occupant du syst\u00e8me climatique\u201d (FRAN\u00c7OIS, 2015, n.23). En outre, \u201cl&#8217;\u00e9cologie int\u00e9grale est ins\u00e9parable de la notion de bien commun, un principe qui joue un r\u00f4le central et unificateur dans l&#8217;\u00e9thique sociale\u201d (FRAN\u00c7OIS, 2015, n.156). Enfin, il r\u00e9affirme tout l&#8217;enseignement magist\u00e9riel et la r\u00e9flexion th\u00e9ologique sur le bien commun, affirmant que :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun pr\u00e9suppose le respect de la personne humaine en tant que telle, avec des droits fondamentaux et inali\u00e9nables ordonn\u00e9s \u00e0 son d\u00e9veloppement int\u00e9gral. Il exige \u00e9galement des syst\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 sociale et le d\u00e9veloppement des divers groupes interm\u00e9diaires, en appliquant le principe de subsidiarit\u00e9. Parmi eux, la famille est particuli\u00e8rement la cellule primaire de la soci\u00e9t\u00e9. Enfin, le bien commun exige la paix sociale, c&#8217;est-\u00e0-dire la stabilit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;un ordre d\u00e9termin\u00e9, qui ne se r\u00e9alise pas sans une attention particuli\u00e8re \u00e0 la justice distributive, dont la violation provoque toujours des violences. Toute soci\u00e9t\u00e9 \u2013 et surtout l&#8217;\u00c9tat \u2013 a l&#8217;obligation de d\u00e9fendre et de promouvoir le bien commun (&#8230;.) Dans les conditions actuelles de la soci\u00e9t\u00e9 mondiale, o\u00f9 il y a tant d&#8217;in\u00e9galit\u00e9s et de plus en plus de personnes priv\u00e9es des droits humains fondamentaux, le principe du bien commun devient imm\u00e9diat, comme une cons\u00e9quence logique et in\u00e9vitable, en un appel \u00e0 la solidarit\u00e9 et \u00e0 une option pr\u00e9f\u00e9rentielle pour les plus pauvres. (FRAN\u00c7OIS, 2015, n.157-158)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, le pape Fran\u00e7ois ajoute les voix de nombreux autres qui nous invitent \u00e0 prendre conscience de l&#8217;urgence de prot\u00e9ger notre plan\u00e8te, le bien commun de l&#8217;humanit\u00e9 (CASTILLA, 2015; SCHEID, 2016).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les chr\u00e9tiens, la terre et les ressources naturelles terrestres ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par Dieu comme des biens communs et confi\u00e9es \u00e0 l&#8217;utilisation responsable de l&#8217;humanit\u00e9, afin que tous puissent en b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 un niveau suffisant, correspondant aux besoins de chacun, tout en respectant la dignit\u00e9 de chacun. L&#8217;engagement en faveur du bien commun n\u00e9cessite une conversion personnelle et collective, implique de reconna\u00eetre la terre comme un don de Dieu et exige de promouvoir la vie commune sur terre, l&#8217;habiter et en faire de plus en plus le lieu de b\u00e9n\u00e9diction promis \u00e0 l&#8217;humanit\u00e9 et aux g\u00e9n\u00e9rations futures (FRAN\u00c7OIS, 2015, n.159).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>5 Conclusion<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment est-il possible de d\u00e9finir et de promouvoir le bien commun dans les soci\u00e9t\u00e9s civiles multiculturelles et pluralistes contemporaines? Dans les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines, rechercher et promouvoir le bien commun n\u00e9cessite la participation et la collaboration de tous les citoyens et groupes dans le contexte social pluraliste. En outre, des engagements politiques sont n\u00e9cessaires pour faire face aux nombreuses in\u00e9galit\u00e9s qui affligent diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale. Les diff\u00e9rentes religions ont le potentiel et la responsabilit\u00e9 de contribuer \u00e0 la promotion du bien commun (VOLF, 2015; 2011).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, les multiples significations du bien commun et les diverses dimensions \u00e0 prendre en compte pour le promouvoir supposent que les citoyens s&#8217;efforcent de vivre avec vertu. En outre, diverses initiatives politiques sont n\u00e9cessaires \u2013 au niveau des groupes, des associations, des institutions, des nations et des organismes internationaux \u2013 et elles doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es \u00e0 la lumi\u00e8re des donn\u00e9es et des analyses que les sciences sociales et politiques offrent sur la situation sociale, politique et productive contemporaine, tant au niveau des pays qu&#8217;au niveau mondial.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bien commun pr\u00e9suppose un grand sens de la responsabilit\u00e9. L&#8217;esp\u00e9rance chr\u00e9tienne attend que l&#8217;humanit\u00e9 puisse promouvoir le bien commun de mani\u00e8re r\u00e9aliste et efficace.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Andrea Vicini, S.J.<\/em> Boston College (USA). Original italien. Traduction Valdete Guimar\u00e3es<\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\" start=\"6\">\n<li><strong> R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cat\u00e9chisme de l&#8217;\u00c9glise Catholique. 1992. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/archive\/FRA0013\/_INDEX.HTM\">https:\/\/www.vatican.va\/archive\/FRA0013\/_INDEX.HTM<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ARIAS, M. D. E. <em>Bien Comun y Dignidad Humana<\/em>. Alcal\u00e1: Formaci\u00f3n Alcal\u00e1, 2007.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ARISTOTELE. <em>\u00c9thique \u00e0 Nicomaque<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BENO\u00ceT XVI. <em>Caritas in Veritate<\/em>. 2009. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/benedict-xvi\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/benedict-xvi\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BUSHLACK, T. J. <em>Politics for a Pilgrim Church: <\/em>A Thomistic Theory of Civic Virtue. Grand Rapids: William B. Eerdmans, 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CAHILL, L. S. AIDS, Justice, and the Common Good. In: KEENAN, J. F., S.J.; FULLER, J., S.J.; CAHILL, L. S.; KELLY, K., (Eds.). <em>Catholic Ethicists on HIV\/AIDS Prevention<\/em>. New York: Continuum, 2000, p.282-93.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. <em>Bioethics and the Common Good<\/em>. The P\u00e8re Marquette Lecture in Theology 2004. Milwaukee: Marquette University Press, 2004a.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. Catholic Consensus on Critical Care, Patient Welfare and the Common Good. <em>Christian Bioethics, <\/em>v<em>. <\/em>7, n. 2, p.185-92, 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. The Catholic Tradition: Religion, Morality, and the Common Good. <em>Journal of Law and Religion, <\/em>v<em>. <\/em>5, n. 1, p.75-94, 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. Genetics, Theology, Common Good. In: CAHILL, L. S. (Ed.) <em>Genetics, Theology, Ethics: <\/em>An Interdisciplinary Conversation. New York: Crossroad, 2005a, p.117-36.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. The Global Common Good in the Twenty-First Century. In: KEATING, J. (Ed.) <em>Moral Theology: <\/em>New Directions and Fundamental Issues: Festschrift for James P. Hanigan. New York: Paulist Press, 2004b, p.233-51.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. Realigning Catholic Priorities: Bioethics and the Common Good. <em>America, <\/em>v<em>. <\/em>191\/6, n. 4661, p.11-3, 2004c.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. <em>Theological Bioethics: <\/em>Participation, Justice, Change. Washington: Georgetown University Press, 2005b.<\/p>\n<p style=\"text -align: justify;\">CAMPOS PAVONE ZOBOLI, E. L. Cooperar Para el Bien Com\u00fan: \u00bfResponsabilidad Social de la Enfermer\u00eda? <em>Bioethikos, <\/em>v<em>. <\/em>1, n. 1, p.118-23, 2007.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CASTILLA, J. C. Tragedia de los Recursos de Uso Com\u00fan y \u00c9tica Ambiental Individual Responsable Frente al Calentamiento Global. <em>Acta Bioethica, <\/em>v<em>. <\/em>21, n. 1, p. 65-71, 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CATHOLIC BISHOPS CONFERENCE OF ENGLAND AND WALES. The Common Good and the Catholic Church&#8217;s Social Teaching. 1996. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/www.catholic-ew.org.uk\/Catholic-News-Media-Library\/Archive-Media-Assets\/Files\/CBCEW-Publications\/The-Common-Good-and-the-Catholic-Church-s-Social-Teaching\">https:\/\/www.catholic-ew.org.uk\/Catholic-News-Media-Library\/Archive-Media-Assets\/Files\/CBCEW-Publications\/The-Common-Good-and-the-Catholic-Church-s-Social-Teaching<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CATHOLIC BISHOPS OF ENGLAND AND WALES, SCOTLAND AND IRELAND JOINT COMMITTEE ON BIO-ETHICAL ISSUES. Catholic Social Teaching and the Allocation of Healthcare. In: FISHER, A.; GORMALLY, L. (Eds.). <em>Healthcare Allocation: <\/em>An Ethical Framework for Public Policy. London: Linacre Centre, 2001, p.145-61.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CATHOLIC HEALTH ASSOCIATION. Facts \u2013 Statistics. 2016. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/www.chausa.org\/About\/about\/facts-statistics\">https:\/\/www.chausa.org\/About\/about\/facts-statistics<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CHARTERINA, A. M. Cooperativismo y Econom\u00eda del Bien Com\u00fan. <em>Bolet\u00edn de la Asociaci\u00f3n Internacional de Derecho Cooperativo, <\/em>v<em>. <\/em>47, p. 185-98, 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CIC\u00c9RON, M. T. <em>De Republica<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CLARK, M. Health Equity, Solidarity and the Common Good: Who Lives, Who Dies, Who Tells Your Story. <em>Health Progress, <\/em>v<em>. <\/em>97, n. 6, p. 9-12, 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CONCILE VATICAN II. Constitution Pastorale sur l&#8217;\u00c9glise dans le Monde Contemporain <em>Gaudium et Spes<\/em>. 1965a. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_const_19651207_gaudium-et-spes_fr.html\">https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_const_19651207_gaudium-et-spes_fr.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. D\u00e9claration sur la Libert\u00e9 Religieuse <em>Dignitatis Humanae<\/em> 1965b. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_decl_19651207_dignitatis-humanae_fr.html\">https:\/\/www.vatican.va\/archive\/hist_councils\/ii_vatican_council\/documents\/vat-ii_decl_19651207_dignitatis-humanae_fr.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CONF\u00c9RENCE \u00c9PISCOPALE PORTUGAISE. Responsabilidade Solid\u00e1ria pelo Bem Comum. 2003. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/www.conferenciaepiscopal.pt\/v1\/responsabilidade-solidaria-pelo-bem-comum\/\">https:\/\/www.conferenciaepiscopal.pt\/v1\/responsabilidade-solidaria-pelo-bem-comum\/<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CURRAN, C. E. <em>Catholic Social Teaching 1891-Present: <\/em>A Historical, Theological, and Ethical Analysis. Washington: Georgetown University Press, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">DIETRICH, D. Catholic Social Thought and the Global Common Good: An Emerging Tradition. In: HAERS, J.; DE MEY, P. (Eds.). <em>Theology and Conversation: <\/em>Towards a Relational Theology. Leuven and Dudley: Peeters, 2003, p. 631-40.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FABRI DOS ANJOS, M. Power and Vulnerability: A Contribution of Developing Countries to the Ethical Debate on Genetics. In: CAHILL, L. S. (Ed.) <em>Genetics, Theology, Ethics: <\/em>An Interdisciplinary Conversation. New York: Crossroad, 2005, p.137-57.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FINN, D. K. (Ed.) <em>Empirical Foundations of the Common Good: <\/em>What Theology Can Learn from Social Science. New York: Oxford University Press, 2017.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FRAN\u00c7OIS. <em>Evangelii Gaudium<\/em>. 2013. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/francesco\/fr\/apost_exhortations\/documents\/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/francesco\/fr\/apost_exhortations\/documents\/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. <em>Laudato Si&#8217;<\/em>. 2015. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/francesco\/fr\/encyclicals\/documents\/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/francesco\/fr\/encyclicals\/documents\/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FROELICH, G. The Equivocal Status of <em>Bonum Commune<\/em>. <em>The New Scholasticism, <\/em>v<em>. <\/em>63, n. 1, p.38-57, 1989.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GARRAFA, V.; PEREIRA SOARES, S. Le Principe de Solidarit\u00e9 et de Coop\u00e9ration dans la Perspective Bio\u00e9thique. <em>Bioethikos, <\/em>v<em>. <\/em>7, n. 3, p.247-58, 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">JEAN-PAUL II. <em>Centesimus Annus<\/em>. 1991. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-paul-ii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_jp-ii_enc_01051991_centesimus-annus.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-paul-ii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_jp-ii_enc_01051991_centesimus-annus.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. Lettre Encyclique <em>Sollicitudo Rei Socialis<\/em> pour le 20e anniversaire de l&#8217;encyclique <em>Populorum Progressio<\/em>. 1987. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-paul-ii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_jp-ii_enc_30121987_sollicitudo-rei-socialis.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-paul-ii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_jp-ii_enc_30121987_sollicitudo-rei-socialis.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">JEAN XXIII. <em>Mater et Magistra<\/em>. 1961. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-xxiii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_j-xxiii_enc_15051961_mater.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-xxiii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_j-xxiii_enc_15051961_mater.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014\u2014\u2014. <em>Pacem in Terris<\/em>. 1963. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-xxiii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/john-xxiii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">HOLLENBACH, D. <em>The Common Good and Christian Ethics<\/em>. Cambridge: Cambridge University Press, 2002.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. Religion, Morality, and Politics. <em>Theological Studies, <\/em>v<em>. <\/em>49, n. 1, p.68-89, 1988.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">HOSSNE, W. S.; LEOPOLDO E SILVA, F. Des R\u00e9f\u00e9rentiels de la Bio\u00e9thique: La Solidarit\u00e9. <em>Bioethikos, <\/em>v<em>. <\/em>7, n. 2, p. 150-6, 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u00c9ON XIII. <em>Rerum Novarum<\/em>. 1891. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/leo-xiii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_l-xiii_enc_15051891_rerum-novarum.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/leo-xiii\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_l-xiii_enc_15051891_rerum-novarum.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEDINA VILLAGR\u00c1N, G. Iglesia y Vida P\u00fablica en David Hollenbach: Aproximaci\u00f3n a Su M\u00e9todo en Teolog\u00eda Moral. <em>Theologica Xaveriana, <\/em>v<em>. <\/em>64, n. 177, p. 241-66, 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MICHELINI, D. J. Bien Com\u00fan y \u00c9tica P\u00fablica: Alcances y L\u00edmites del Concepto Tradicional de Bien Com\u00fan. <em>T\u00f3picos, <\/em>v<em>. <\/em>15, p.31-54, 2007.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NAIRN, T. Health Care Decisions for the Common Good. <em>Health Progress, <\/em>v<em>. <\/em>97, n. 6, p. 4-7, 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NEBEL, M. El Bien Com\u00fan Teol\u00f3gico: Ensayo Sistem\u00e1tico. <em>Revista Iberoamericana de Teolog\u00eda, <\/em>v<em>. <\/em>n. 2, p. 7-32, 2006.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NEUTZLING, I. (Ed.) <em>Bien Commun et Solidarit\u00e9: Pour Une \u00c9thique dans l&#8217;\u00c9conomie et la Politique du Br\u00e9sil<\/em>, Collection Humanitas. S\u00e3o Leopoldo: Unisinos, 2003.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">OROBATOR, A. E. <em>Caritas in Veritate<\/em> and Africa&#8217;s Burden of (under)Development. <em>Theological Studies, <\/em>v<em>. <\/em>71, n. 2, p. 320-34, 2010.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PIE XI. <em>Quadragesimo Anno<\/em>. 1931. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/w2.vatican.va\/content\/pius-xi\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_p-xi_enc_19310515_quadragesimo-anno.html\">https:\/\/w2.vatican.va\/content\/pius-xi\/fr\/encyclicals\/documents\/hf_p-xi_enc_19310515_quadragesimo-anno.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PLATON. <em>R\u00e9publique<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PONTIFICIO CONSIGLIO DELLA GIUSTIZIA E DELLA PACE. Compendio della Dottrina Sociale della Chiesa. 2004. Disponible en: &lt;<a href=\"https:\/\/www.vatican.va\/roman_curia\/pontifical_councils\/justpeace\/documents\/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html\">https:\/\/www.vatican.va\/roman_curia\/pontifical_councils\/justpeace\/documents\/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html<\/a>&gt;. Consult\u00e9 le: 28 d\u00e9c 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PORCAR REBOLLAR, F.; COMISI\u00d3N PERMANENTE DE LA HERMANDAD OBRERA DE ACCI\u00d3N CAT\u00d3LICA (Eds.). <em>La Dignidad de la Persona y el Bien Com\u00fan<\/em>. Madrid: HOAC, 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">RYAN, M. A. Beyond a Western Bioethics? <em>Theological Studies, <\/em>v<em>. <\/em>65, n. 1, p.158-77, 2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">SCHEID, D. P. <em>The Cosmic Common Good: <\/em>Religious Grounds for Ecological Ethics. New York: Oxford University Press, 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">SPITALNIK, D. M. Disability Rights and the Common Good. <em>Health Progress, <\/em>v<em>. <\/em>97, n. 6, p.48-53, 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">THOMAS D&#8217;AQUIN. <em>Somme Th\u00e9ologique<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">VALADIER, P. <em>Agir en Politique: <\/em>D\u00e9cision Morale et Pluralisme Politique. Paris: Cerf, 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">VICINI, A. <em>Gen\u00e9tica Humana e Bien Com\u00fan<\/em>. S\u00e3o Paulo: Loyola, S\u00e3o Camilo, 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">VIDAL, M. La Solidaridad: Nueva Frontera de la Teolog\u00eda Moral. <em>Studia Moralia, <\/em>v<em>. <\/em>23, n. 1, p.99-126, 1995.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">VOLF, M. <em>Flourishing: <\/em>Why We Need Religion in a Globalized World. New Haven: Yale University Press, 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______. <em>A Public Faith: How Followers of Christ Should Serve the Common Good<\/em>. Grand Rapids: Brazos Press, 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">WARD, K.; HIMES, K. R. &#8216;Growing Apart&#8217;: The Rise of Inequality. <em>Theological Studies, <\/em>v<em>. <\/em>75, n. 1, p.118-32, 2014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Dans cette section, je fais r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un article non encore publi\u00e9 du professeur David Hollenbach, S.J., pr\u00e9sent\u00e9 et discut\u00e9 dans le cadre du s\u00e9minaire d&#8217;\u00e9thique, au Boston College en septembre 2014.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entendi, vou manter a estrutura HTML e a formata\u00e7\u00e3o conforme o original. Aqui est\u00e1 a tradu\u00e7\u00e3o do artigo em HTML para o franc\u00eas: &#8220;`html R\u00e9sum\u00e9 1 D\u00e9finition 2 Histoire 2.1 Platon 2.2 Aristote 2.3 Cic\u00e9ron 2.4 Augustin 2.5 Thomas d&#8217;Aquin 3 Magist\u00e8re eccl\u00e9sial catholique 4 R\u00e9flexion th\u00e9ologique catholique 4.1 Morale sociale 4.2 Bio\u00e9thique 4.3 \u00c9cologie [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1129],"tags":[],"class_list":["post-3220","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-theologie-moraleethique-theologique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3220","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3220"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3220\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3222,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3220\/revisions\/3222"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3220"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3220"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teologicalatinoamericana.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3220"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}